Dans la lumière froide de la Tofane, une jeune Française a encore laissé une trace. À seulement 20 ans, Aurélie Richard a décroché lundi la médaille d’argent sur le super-G des Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Sa deuxième en deux courses de vitesse, après celle de la descente deux jours plus tôt.
Le chrono final la place à la deuxième position des quinze concurrentes engagées dans la catégorie debout. Une nouvelle médaille qui porte le total tricolore à quatre dans ces Jeux et confirme une chose. La benjamine de la délégation française n’est pas venue en Italie pour apprendre. Elle est venue pour marquer ces Jeux.
❄️ #MilanoCortina2026 | L’ARGENT POUR AURELIE RICHARD 🥈🙌😍
La jeune skieuse n’a rien lâché, malgré quelques erreurs, et la voilà double médaillée paralympique !!!
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— francetvsport (@francetvsport) March 9, 2026
Une descente engagée, parfois limite
Sur la piste italienne, son run n’a rien eu de tranquille. Trajectoires approximatives, appuis parfois en retard, une ou deux frayeurs qui auraient pu tout faire basculer. Mais Aurélie Richard n’a jamais abandonnée.
Elle a attaqué chaque porte avec l’instinct des skieuses qui refusent de calculer. Résultat, malgré plusieurs fautes, la vitesse est restée là. L’engagement aussi.
« En bas, je ne pensais pas être deuxième. J’ai fait beaucoup d’erreurs et j’ai failli sortir plusieurs fois », a-t-elle confié au micro de France Télévisions, encore essoufflée. « J’ai essayé d’aller à fond, parfois un peu à contretemps. Mais je n’ai aucun regret. »Une phrase simple qui résume bien son approche et l’aspect unique de ce handisport : Risquer pour exister.
Dans les traces de Marie Bochet
Cette médaille a aussi une résonance particulière. Aurélie Richard partage le même handicap que Marie Bochet, légende du ski paralympique français avec huit titres olympiques. À l’arrivée, l’ancienne championne est venue la féliciter. Un moment symbolique.
« Elle m’a dit que je prenais le relais », raconte la jeune skieuse, sourire large malgré la fatigue.
Pour une athlète qui a grandi en admirant la Haut-Alpine, difficile d’imaginer plus beau passage de témoin.
L’athlète Russe dans la tourmente
La Russe Varvara Voronchikina s’impose avec près de deux secondes d’avance et offre à son pays un premier titre paralympique depuis 2014. Pour rappel, la délégation paralympique est autoriée à concourir sous les couleurs de la Russie et de de son Hymne. Un vote de l’assemblée général de l’IPC (comité international paralympique) en septembre 2025 a rouvert la porte à une réintégration complète (avec drapeau et hymne) des comités russe et bélarusse..
❗️Les athlètes russes ont, pour la première fois depuis 2014, défilé avec le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques en Italie. pic.twitter.com/1wpAS5BYWC
— @Ветеран 🇫🇷 (@patriot_senior) March 6, 2026
Une décision qui n’est pas partagé par les fans de la discipline que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires du média l’Equipe ou une internaute à inscrit « Quelle Honte ! ».
La suite peut encore être grande
Pour Aurélie Richard, l’histoire est loin d’être terminée. Les épreuves techniques arrivent désormais au programme. Et avec l’élan qu’elle a construit sur la vitesse, la jeune Française pourrait bien continuer à faire vibrer la délégation tricolore.
À Milan-Cortina, chacun de ses passages sur la piste ressemble un peu plus à la naissance d’une nouvelle figure du ski paralympique français.



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