- 1 Une nomination pleine de promesses, vite rattrapée par la réalité
- 2 Djeddah, le point de rupture face à l’ennemi intime
- 3 Une dynamique qui s’est lentement effritée
- 4 Des blessures, oui. Des excuses, non
- 5 Le Real Madrid fidèle à son ADN impitoyable
- 6 Un club qui veut rebondir vite
- 7 Xabi Alonso, une sortie brutale mais pas une fin
Le Real Madrid a tranché. Froidement. Presque mécaniquement. Au lendemain d’une nouvelle défaite en finale de la Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone (3-2), la direction madrilène a mis fin à l’aventure de Xabi Alonso. Une décision lourde, mais loin d’être improvisée. À Madrid, le temps n’est jamais un allié. Et encore moins quand le Barça gagne.
Une nomination pleine de promesses, vite rattrapée par la réalité
Quand Xabi Alonso a été nommé entraîneur du Real Madrid l’été dernier, le choix avait tout du symbole. Un ancien de la maison. Une figure élégante, cérébrale, respectée. Le prolongement logique après l’ère Carlo Ancelotti. Sur le papier, l’idée séduisait. Sur le terrain, elle a vite montré ses limites. Le costume madrilène est lourd. Trop lourd, parfois, pour les projets en construction.
Djeddah, le point de rupture face à l’ennemi intime
Dimanche soir, en Arabie saoudite, le Real avait rendez-vous avec son orgueil. Un trophée, une revanche, un message à envoyer. Mais le scénario a viré au déjà-vu. Barcelone, encore. Plus tranchant, plus lucide, plus maître de ses temps forts. Le but de Vinícius Jr. n’aura été qu’une étincelle dans une nuit dominée par les Blaugrana. Cinquième défaite face au Barça en six confrontations. Dont trop de finales. À Madrid, ce genre de statistique ne pardonne pas.
Une dynamique qui s’est lentement effritée
La Supercoupe n’a été que l’épilogue. Le malaise couvait depuis des semaines. Entre début novembre et mi-décembre, le Real Madrid n’a gagné que deux matchs sur huit. Trop peu. Beaucoup trop peu pour un club qui vit sous la tyrannie du résultat. Le jeu manquait de constance. Les plans semblaient parfois flous. Et surtout, l’équipe ne dégageait plus cette sensation d’invincibilité si chère au Bernabéu.
Des blessures, oui. Des excuses, non
Xabi Alonso n’a pas été aidé. Les blessures ont rythmé la saison comme un métronome cruel. Un absent par-ci, un forfait par-là. Jamais un match sans casse. Difficile de bâtir une continuité dans ces conditions. Mais en interne, le discours est resté ferme. Le Real Madrid ne vit pas de circonstances atténuantes. Les blessures expliquent, elles n’excusent pas tout. Et encore moins les rendez-vous manqués face aux grands.
Le Real Madrid fidèle à son ADN impitoyable
Cette décision dit beaucoup du Real Madrid. De son impatience assumée. De son exigence presque brutale. Ici, le projet n’existe que s’il gagne tout de suite. La défaite face à Barcelone a servi de déclencheur, de miroir aussi. Elle a rappelé l’écart, encore réel, entre les deux géants espagnols. Et à Madrid, regarder le Barça soulever des trophées est un affront insupportable.
Un club qui veut rebondir vite
La saison est loin d’être terminée. LaLiga reste ouverte. La Ligue des champions toujours en ligne de mire. Le Real Madrid n’a donc pas tardé à agir. Dans la foulée du départ de Xabi Alonso, le club a officialisé la nomination d’Álvaro Arbeloa comme nouvel entraîneur du groupe professionnel. Une solution interne, symbolique et assumée. Ancien joueur de la maison et figure respectée du vestiaire madrilène, Arbeloa arrive en provenance du Castilla, qu’il dirigeait depuis juin 2025 après avoir gravi tous les échelons de la cantera. L’objectif est clair : provoquer un électrochoc immédiat, remettre de l’ordre, raviver l’ADN du club et redresser la trajectoire avant que la saison ne bascule définitivement du mauvais côté.
Xabi Alonso, une sortie brutale mais pas une fin
Pour Xabi Alonso, l’histoire s’arrête brutalement. Trop tôt. Trop vite. Mais pas définitivement. Son intelligence tactique, son calme, son travail passé parlent pour lui. Madrid n’est pas un juge définitif. Juste le plus impitoyable. D’autres bancs l’attendront. Peut-être moins exposés. Peut-être plus patients. Une chose est sûre : son passage éclair au Real restera comme un rappel cruel. Ici, la légende protège, mais elle ne sauve jamais.
Photo by Fadel SENNA / AFP
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