Il y avait de la tension, de l’enjeu, et une atmosphère électrique à Bollaert. Au bout de la soirée, il y a surtout eu un constat brutal : RC Lens continue de rêver très grand, pendant que le Stade Rennais FC s’enfonce un peu plus dans une crise désormais profonde. Malgré près de quarante minutes en infériorité numérique, Lens a renversé Rennes (3-1) avec autorité. Et comme un symbole, Allan Saint-Maximin a signé un retour en Ligue 1 absolument magistral.
Rennes devant, mais déjà fragile
À la pause, Rennes mène pourtant 1-0. Un score flatteur, presque trompeur. Sur la seule véritable occasion bretonne, parfaitement servie par Arnaud Nordin, Estéban Lepaul ajuste Robin Risser. Efficace, clinique. Mais autour, le vide. Une seule frappe cadrée en 45 minutes, aucune maîtrise, et déjà des signaux inquiétants.
Sans Brice Samba, écarté pour raisons disciplinaires, Rennes tremble derrière. Mathys Silistrie, titularisé pour la première fois, ne rassure pas. Lens pousse, insiste, et sent que ce match peut basculer.

Lens accélère, le match se retourne
La réaction lensoise ne tarde pas. Florian Thauvin distille le tempo, le jeu se fait plus direct, plus tranchant. L’égalisation arrive logiquement, avant que Ruben Aguilar ne fasse chavirer Bollaert d’une tête rageuse. Lens passe devant, Rennes vacille.
Et pourtant, coup de théâtre. Aguilar, héros quelques minutes plus tôt, est expulsé pour un second carton jaune. Lens à dix. Rennes a enfin ce qu’il attendait. Sur le papier.
Une supériorité numérique fantôme
Ce moment aurait dû être celui du réveil rennais. Il n’en sera rien. Même en supériorité numérique, Rennes n’inquiète jamais réellement Lens. Pas de pressing coordonné, peu de mouvements, aucune révolte.
Habib Beye tente, ajuste, mais le mal est profond. Rennes donne l’impression d’une équipe vidée, sans ressort, sans croyance. Une supériorité numérique stérile, presque invisible.
Saint-Maximin, instant de magie
À la 61e minute, Bollaert se lève. Allan Saint-Maximin entre en jeu. Quelques minutes plus tard, il fait basculer la soirée.
Sur une longue relance de Risser, l’ancien Niçois contrôle, accélère, élimine, résiste, puis frappe. Ras-de-terre, précis, imparable. 3-1. Un but d’ailier pur, instinctif, libérateur. Lens est à dix, mais Rennes est à bout.
Bollaert explose. Saint-Maximin aussi. Sept ans après son dernier but en Ligue 1, il signe un retour de rêve. Et probablement l’image forte de ce week-end.
Lens regarde le sommet, sans trembler
Cette victoire permet à Lens de reprendre provisoirement la tête du championnat. Une équipe solide, résiliente, capable de renverser un match même en infériorité numérique. Pierre Sage a encore frappé juste, et l’entrée de Saint-Maximin en est la parfaite illustration.
Après la rencontre, Thauvin ne s’en cache plus. Le titre est dans un coin de la tête. Pas une obsession, mais une ambition assumée. Lens avance avec calme, confiance et caractère.
Rennes s’enfonce, Beye vacille
Côté breton, la situation devient alarmante. Quatrième défaite consécutive, douze buts encaissés sur les quatre derniers matchs, une place européenne menacée, et un vestiaire sous tension. Habib Beye parle de solidarité, de patience, de travail. Mais le terrain raconte autre chose.
Rennes n’a jamais semblé capable de revenir. Ni tactiquement, ni mentalement. Et à l’approche d’un choc face au PSG, la question n’est plus seulement sportive. Elle est structurelle.
Lens avance. Rennes s’effondre. Et dans le Nord, cette soirée restera comme celle où un stade, un joueur et une équipe ont fait basculer bien plus qu’un simple match de Ligue 1.
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