Ce dimanche, c’est Strasbourg qui a tout pris. Le ballon, les duels, les secondes balles, l’énergie. Victoire 3-1, logique, vibrante, presque cathartique pour un stade qui n’attendait que ça.
Il y avait un parfum d’opportunité pour Lyon, un de ces soirs où le classement vous tend les bras. Marseille venait de tomber à Brest, l’écart pouvait grimper, l’Olympico se préparait déjà dans un coin des têtes. Mais à la Meinau, on ne distribue rien. On arrache.
Une Meinau électrique, un OL sous tension
Sur le papier, l’Olympique Lyonnais arrivait lancé, treize victoires de suite, confiance maximale. En face, le Racing Club de Strasbourg Alsace restait sur trois matches sans succès. Les dynamiques semblaient claires. Le terrain a tout inversé.
Dès les premières minutes, Strasbourg a imposé un pressing étouffant. Godo allume la première mèche, Greif doit déjà sortir la manchette. Lyon ne respire pas. Pire, Šulc se blesse aux ischios avant la demi-heure. Coup dur sportif, coup dur mental.

Et puis vient la 37e minute. Mouvement collectif propre, rapide, précis. Moreira lève la tête, glisse un ballon piqué délicieux. Godo surgit. 1-0. La Meinau explose. Lyon, lui, encaisse.
Moreira, partout et décisif
Il a 21 ans et déjà l’allure d’un patron de couloir. Moreira a livré un match total. Pressing, projection, vista. Toujours dans le bon tempo.
Sur l’ouverture du score, sa passe est une caresse. Sur le deuxième but, il tente sa chance de loin. La frappe est puissante, légèrement déviée, et finit au fond. 2-0. Lyon vacille.
Infatigable, hargneux, juste. Ce genre de prestation qui change le rythme d’un match et l’humeur d’un stade. L’homme de la soirée, sans débat.
Lyon se réveille, mais trop tard
À 2-0, on aurait pu croire l’OL sonné pour de bon. Mais il y a eu un sursaut. Roman Yaremchuk entre, centre fort côté gauche. Corentin Tolisso surgit et reprend. 2-1. Tout à coup, le match change de couleur.
Pendant dix minutes, Strasbourg doute. Yaremchuk frôle l’égalisation. Endrick tente d’accélérer, sans réussite. Le Brésilien, replacé côté droit, n’a jamais vraiment trouvé la faille. Trop isolé, trop prévisible, trop bien contenu.
Et puis la bascule finale.
El-Mourabet, le geste qui tue
83e minute. El-Mourabet récupère, accélère, fixe. Petit pont sur Mata. Le défenseur accroche. Penalty.
Panichelli s’avance. Sang-froid total. 3-1.
Rideau.
Strasbourg replonge la Meinau dans une joie brute. Lyon voit sa série s’arrêter net. Fin d’invincibilité en 2026, fin d’élan parfait. Et surtout, des questions avant d’aller au Vélodrome.
Endrick dans le flou, Fonseca face aux choix
Replacé sur l’aile, Endrick n’a jamais pesé. Quelques accélérations, une frappe timide, un centre presque dangereux. Trop peu. Dans les duels, dans les transmissions, dans l’impact, il a semblé en retard.
Paulo Fonseca a promis de discuter avec lui. Pas pour pointer du doigt, mais pour comprendre. Ce Lyon-là a joué en dessous de son niveau. Collectivement. Et dans un sprint final de saison, ce genre de soirée peut laisser des traces.
Strasbourg, lui, se replace à la 7e place et regarde vers le haut. Avec ce visage-là, l’Europe n’est plus un fantasme.
À la Meinau, on ne rêve pas petit. On frappe fort. Et samedi soir, c’est Lyon qui a encaissé.
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