Bodø/Glimt, la tempête venue du cercle arctique
On pensait l’Inter blindée. Finaliste sortant, armada d’internationaux, vécu des grands soirs. On l’a vue tanguer sous le vent glacial du Nord.
À Bodø, dans ce coin du monde où la nuit tombe vite et les rêves montent haut, Bodø/Glimt a signé un 3-1 monumental contre l’Inter Milan. Pas un hold-up. Une vraie prise de pouvoir.
Tout est parti d’un rythme infernal. Pressing haut, transitions rapides, aucune peur. Sondre Fet ouvre le score après une combinaison limpide initiée par Kasper Høgh. L’Inter réagit, touche le poteau, pousse. Elle égalise par Francesco Pio Esposito. On se dit que la hiérarchie va reprendre ses droits.
Erreur.
À l’heure de jeu, Jens-Petter Hauge envoie une frappe en lucarne qui transperce Yann Sommer. Quatre minutes plus tard, Høgh conclut dans le but vide après un mouvement collectif qui sent le football moderne à plein nez. 3-1. L’Inter sonnée. Marcus Thuram tente bien de rallumer la flamme, sans succès.
Bodø/Glimt ne défend pas son exploit. Il l’assume. Après avoir déjà battu Manchester City et l’Atlético dans cette campagne, le club norvégien ajoute l’Inter à son tableau de chasse. Le retour à Milan promet d’être brûlant, mais pour la première fois, la pression change de camp.

Bruges – Atlético, un match fou, vraiment fou
Il ne fallait pas arriver en retard au Jan Breydelstadion. Penalty pour l’Atlético dès la 8e minute. Julian Alvarez transforme. 1-0. Simeone serre le poing, Bruges encaisse.
Les Belges ne paniquent pas. Ils bombardent. Jan Oblak sort les gants version muraille. Onyedika, Tresoldi, ça frappe de partout. Et pourtant, juste avant la pause, l’Atlético plante un deuxième coup. Lookman au second poteau, 2-0. Le scénario cruel.
Sauf que Bruges revient avec les crocs. Onyedika réduit l’écart. Tresoldi égalise. 2-2. On est entré dans un bras de fer sans filet. Alexander Sørloth trouve l’équerre. Puis provoque un but contre son camp. 3-2 pour l’Atlético à dix minutes de la fin.
Terminé ? Pas du tout.
À la 90e, Christos Tzolis pense égaliser. Hors-jeu signalé. Puis validé par la VAR. 3-3. Stade en fusion. Atlético groggy.
Bruges n’a pas gagné, mais il a envoyé un message. Il ne sera pas une victime expiatoire au Metropolitano. L’Atlético, lui, sait qu’il a laissé passer une occasion de plier l’affaire.
Leverkusen, et puis Schick
À Athènes, l’ambiance était moins hystérique, mais la tension tout aussi palpable. L’Olympiakos avait déjà battu le Bayer en phase de ligue. Les Grecs espéraient récidiver.
Leverkusen a choisi la patience. Possession, tempo, pressing intelligent. Patrik Schick teste Kostas Tzolakis une première fois. Puis une deuxième. À force d’insister, le verrou saute.
À la 60e, Schick ouvre le score. Trois minutes plus tard, il s’élève et claque une tête imparable. 2-0. Rideau.
Ibrahim Maza avait déjà donné le ton, le Bayer contrôlait les débats, mais c’est Schick qui a transformé la domination en avantage concret. Une réponse nette après la défaite en Grèce quelques semaines plus tôt.
Une soirée qui relance tout
Ces barrages avaient déjà un parfum particulier. Ils ont tenu leurs promesses. Exploit nordique, folie belge, autorité allemande.
L’Inter est dos au mur. L’Atlético prévenu. L’Olympiakos sous pression. Et au milieu de tout ça, Bodø/Glimt et Bruges jouent sans complexe, presque sans calcul.
La Ligue des Champions, c’est aussi ça. Des hiérarchies qui vacillent, des stades qui vibrent, et des scénarios qu’on n’aurait pas osé écrire.
Rendez-vous au retour. Avec encore plus de tension.
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