Il restait moins d’une seconde, la salle retenait son souffle et Devin Booker avait le ballon. Pas le temps de réfléchir. Juste assez pour armer. À 0,7 seconde de la fin, son tir primé a transpercé l’air de Phoenix et fait tomber le Thunder, meilleure équipe de la ligue, 108-105. Un shoot pour effacer une soirée bancale. Un shoot pour rappeler qui il est et surtout un shoot qui montre que les Suns ne sont définitivement pas une équipe à prendre de haut cette saison.
DEVIN BOOKER HITS THE TRIPLE AND WINS IT FOR THE SUNS 🚨
PHOENIX COMPLETES THE 18-PT COMEBACK TO DEFEAT THE THUNDER! pic.twitter.com/JNPazjMXTz
— NBA (@NBA) January 5, 2026
Un Thunder clinique, des Suns sonnés
Pendant un quart-temps et demi, Oklahoma City a récité. Défense agressive, rythme constant, circulation propre. Phoenix, lui, était à côté de ses pompes. Huit tirs à trois points ratés pour commencer, un 24-9 encaissé dans le premier quart, puis un gouffre qui s’ouvre jusqu’à +18 dans le deuxième. À 49-31, la soirée semblait déjà écrite.
Shai Gilgeous-Alexander avançait à son tempo, Jalen Williams attaquait les intervalles, le Thunder jouait juste. Trop juste, peut-être. Phoenix a vacillé, mais n’a jamais rompu.
Goodwin, l’invité inattendu
Le réveil est venu du banc. Jordan Goodwin, discret sur la feuille de match avant le coup d’envoi, s’est mis à arroser. Huit tirs primés, record personnel, sans trembler. Chaque ficelle trouvée ramenait un peu plus les Suns dans le match, jusqu’à ce 11-0 juste avant la pause qui a tout relancé.
CAREER-HIGH 8th TRIPLE.
CAREER-HIGH 24 PTS.Jordan Goodwin is going off as the Suns and Thunder go down to the wire 🔥 pic.twitter.com/WkZGY5p9zX
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Phoenix rentre aux vestiaires mené, mais vivant. Et surtout convaincu que ce match pouvait encore basculer.
Un bras de fer jusqu’au bout
Le troisième quart a changé la dynamique. Ryan Dunn claque un trois points, Phoenix passe devant, puis s’installe dans un combat plus physique, plus haché. Rien n’est fluide, tout est disputé. Les Suns prennent un mince avantage, le Thunder s’accroche.
Dans le money time, le scénario devient presque cruel. Dillon Brooks plante un tir compliqué pour donner quatre points d’avance à Phoenix. Holmgren répond. Puis Brooks perd un ballon, Williams égalise à huit secondes de la fin. Le Thunder vient de recoller. Phoenix vient de se saborder. Ou presque.
Booker, le tir qui nettoie tout
Temps mort. Remise en jeu. Booker reçoit le ballon, Alex Caruso collé à lui. Cette saison, son adresse longue distance n’est pas celle qu’on lui connaît. Mais ce genre de détails n’existe plus quand le chrono clignote.
Il déclenche. Filet. Silence. Explosion.
Ce tir-là efface les doutes, les runs gâchés, l’avance perdue quelques secondes plus tôt. Booker termine avec 24 points, mais ce shoot vaut bien plus que ça. Il scelle la fin de la série de quatre victoires du Thunder et offre à Phoenix une victoire signature.
Un message envoyé à toute la ligue
Oklahoma City repart avec une défaite rare, seulement la sixième de la saison. Phoenix, lui, gagne bien plus qu’un match. Battre la meilleure équipe NBA après avoir été mené de 18 points, avec un héros inattendu et un tir assassin, ça forge une identité.
Les Suns savent encore souffrir. Et quand le match devient sale, tendu, irrationnel, ils savent aussi à qui donner la balle. Devin Booker l’a rappelé à tout le monde. Une seconde suffit parfois pour changer une nuit.



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