Les Cavaliers et la NBA en pourparlers pour modifier le design atypique du terrain
Les Cavaliers de Cleveland n’avaient certainement pas prévu que leur parquet devienne le sujet brûlant de la semaine, mais la chute d’une star des Lakers mercredi a remis un vieux débat au centre de toutes les conversations. La scène a fait le tour des réseaux en quelques minutes. Une accélération, un contact, puis ce glissement mal maîtrisé sur le bord du terrain. La cheville qui tourne, le public qui retient son souffle, et soudain ce design si particulier de la Rocket Mortgage FieldHouse qui revient sous les projecteurs.
Selon The Athletic, la NBA et les Cavs vont s’asseoir autour d’une table pour réexaminer le fameux parquet surélevé. Ce terrain, perché à environ 25 centimètres au-dessus du tapis en caoutchouc qui recouvre la patinoire de l’arène, est le seul du genre dans la ligue. Un choix architectural qui donne un look singulier à la salle, mais qui ne fait pas l’unanimité, surtout quand il provoque des cascades involontaires.
Un porte-parole de la NBA l’a confirmé. Oui, des ajustements ont été effectués ces dernières années pour limiter les risques. Oui, tout est conforme aux règles officielles. Mais non, l’incident de mercredi ne peut pas être ignoré. À Cleveland, on insiste pourtant. Le terrain est carré, légal, validé. Les sièges sont placés comme prévu. Les blocs de bois sont là où ils doivent être. Et malgré tout, la liste des plaintes s’allonge.
Des préoccupations exprimées par le Heat
Le malaise ne date pas d’hier. À l’automne 2023, le Heat avait déjà officiellement tiré la sonnette d’alarme. Lors d’une séquence de transition, l’un de leurs joueurs avait terminé sa course trop près du bord et sa saison s’était arrêtée net. Ligament croisé rompu, douleur immédiate, frustration immense. L’histoire avait mis un coup de projecteur inquiétant sur ce terrain à deux niveaux.
Récemment, c’est Doncic qui a alimenté les inquiétudes. Cette fois, le Slovène semble s’en tirer sans séquelle majeure. Incertain pour le match de vendredi, certes, mais globalement épargné. L’Association des joueurs, en revanche, n’a pas apprécié. Pour elle, il s’agit bel et bien d’un problème de sécurité. Pas une polémique de plus sur un détail esthétique. Un vrai risque, concret, documenté.
Luka Dončić has gone back to the Lakers locker room after appearing to injure his foot on a step-back attempt 😬 pic.twitter.com/4jyUfkEbrl
— BALLIN HQ (@BallinHQ) January 29, 2026
Dans une ligue où chaque détail compte, où la moindre irrégularité du sol peut coûter une saison, l’idée que l’environnement lui-même puisse représenter une menace fait tache. Et quand plusieurs franchises commencent à murmurer la même chose, la NBA n’a plus vraiment le choix.
Des solutions potentielles à l’étude
Reste la question qui fâche. Comment résoudre tout ça sans entreprendre un chantier titanesque ou casser l’atmosphère unique de l’arène? Les options existent, même si aucune ne fait rêver les comptables.
Première piste: élargir le terrain pour y placer directement les sièges au sol. Cela permettrait d’éviter cette zone tampon en contrebas, cet entre-deux qui piège les appuis des joueurs lancés à pleine vitesse. Mais agrandir un parquet, ce n’est pas un simple coup de tournevis. Il faudrait repenser l’espace, revoir la disposition des premières rangées, potentiellement déplacer des sections entières.
Autre possibilité: supprimer les blocs de bois qui surélèvent le parquet. On poserait alors le terrain plus bas, au plus près du sol réel de l’arène. Encore faut-il que la patinoire située en dessous ne vienne pas poser problème. Garder la glace assez froide sans compromettre la surface de jeu au-dessus relève du casse-tête logistique.
Dernière idée: réduire la hauteur des blocs. Pas de révolution, juste un ajustement pour atténuer la différence de niveau et, donc, la violence des chutes. Pas la solution la plus glamour, mais peut-être la plus réaliste à court terme.
Quoi qu’il en soit, la discussion est lancée. La NBA préfère prévenir que guérir, et Cleveland n’a aucun intérêt à devenir l’arène des entorses inexplicables. Une chose est sûre: le débat ne va pas se tasser. Parce qu’en NBA, un terrain n’est jamais seulement un terrain. C’est un décor, un patrimoine, un avantage parfois. Mais surtout un espace où les joueurs doivent pouvoir évoluer en confiance. Et en ce moment, cette confiance vacille un peu à Cleveland.
NBA : Cleveland doit revoir son parquet


Laisser un commentaire