Pas de Stephen Curry, pas de Jimmy Butler ni de Porzingis. Pourtant, les Warriors ont encore trouvé un moyen de gagner grâce à un certain Gui Santos. Lundi soir, au Chase Center, Golden State a arraché une victoire au buzzer ou presque face à Memphis, 114-113, au terme d’un scénario à faire serrer les dents. Un match brouillon avec un total de 39 pertes de balle des deux équipes qui voit les Warriors sortir vainqueurs au bout du fil.
WILD SEQUENCE TO END MEM/GSW!
De’Anthony Melton wins the jump ball.
Al Horford tries to score.
Al Horford rebounds his own miss.
Al Horford passes it to Gui Santos.
Gui Santos scores.
Warriors get the stop.Golden State closes the game on an 11–0 run to secure the W! pic.twitter.com/DL93rJKNt0
— NBA (@NBA) February 10, 2026
Gui Santos, l’instant juste
A 19 secondes de la fin du match et au terme d’une action rocambolesque, c’est Gui Santos qui parvient à trouver une ouverture dans la défense des oursons. Après une feinte, l’arrière brésilien score le layup qui va s’avérer être le game winner . Le genre de panier qu’on ne retient pas dans les highlights spectaculaires, mais qui gagne des matchs. Sur les 7 derniers matchs, il score en moyenne 15 points par match avec 5 rebonds, 3 passes décisives tout en shootant à 63% et 43% à 3 points.
GUI SANTOS WINS IT😤 pic.twitter.com/3EIgUplzKI
— Golden State Warriors (@warriors) February 10, 2026
Derrière, Al Horford fait parler son métier. Rebond, lecture, interception sur Cam Spencer. Rideau. Golden State vient de signer un comeback express et Santos termine avec 16 points, dont les deux plus importants de la soirée.
Un collectif bricolé mais vivant
Privés de Curry pour un quatrième match de suite, et désormais sans Butler pour le reste de la saison après sa rupture des ligaments croisés, les Warriors avancent en mode système D. Et ça fonctionne, au moins sur l’envie.
Sept joueurs à plus de 10 points. Pat Spencer en chef d’orchestre inattendu avec 17 points et 7 passes. Brandin Podziemski, Santos et Horford à 16 chacun. Moses Moody solide avec 15 unités. Même Draymond Green s’est invité à la fête, 14 points, quatre tirs primés, et une place de plus dans l’histoire de la franchise en dépassant Latrell Sprewell au scoring.
Memphis craque au pire moment
Le plus cruel pour les Grizzlies, c’est ce dernier trou d’air. Devant à 4 minutes de la fin, Memphis ne marquera plus un seul point. Un 11-0 encaissé pour finir, et une défaite qui fait mal dans une période déjà compliquée.
Ty Jerome avait pourtant lancé les siens en première mi-temps, Jahmai Mashack a dynamité le banc avec 17 points, et les remplaçants ont cumulé 68 unités. Trop, même. Golden State n’avait jamais autant subi face à un second unit cette saison. Mais quand il a fallu conclure, plus rien. Plus de justesse, plus de lucidité et un manque d’expérience cruel qui leur à coûté le match.
Une « Feel Good » win
Ce genre de match, Golden State les perdait il y a quelques semaines. Lundi, ils l’ont gagné à l’orgueil. Sans leur leader, sans leur star numéro deux, avec des rôles redistribués à la volée. Ce groupe montre une vrai ADN avec des joueurs qui se montrent quand l’occasion se présente à l’image de Gui Santos ou de Pat Spencer.
Ce n’est qu’une victoire d’un point. Mais dans une saison cabossée, c’est parfois ce genre de soir-là qui maintient un groupe en vie. Et qui rappelle que même sans ses têtes d’affiche, cette équipe a encore une identité. Et parfois, un Gui Santos pour surgir au bon moment.



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