La saison tumultueuse des Pacers d’Indiana continuait hier soir face à des Kings en difficulté. Cela dit, Zach Lavine sortait d’un match à 42 points accompagné d’une victoire contre Miami, il fallait donc surveiller sa température durant la rencontre. C’est Andrew Nembhard qui s’est occupé de le refroidir avec 28 points, 12 caviars et un quatrième quart-temps mené comme un patron. Le meneur canadien a allumé la mèche d’un 116-105 qui a rappelé que cette équipe peut jouer un basket inspiré quand ses leaders prennent feu malgré un Westbrook héroïque en triple double en face.
Andrew Nembhard 28 PTS, 4 REB, 12 AST, 2 STL, 10/18 FG, 2/4 3FG, 65.1% TS vs Kings https://t.co/JuPff6P93j pic.twitter.com/QKoYySvZMs
— Basketball Performances (@NBAPerformances) December 9, 2025
Indiana en contrôle… jusqu’à l’orage
Pendant longtemps, tout ressemblait à une soirée tranquille. Les Pacers déroulaient, l’adresse était propre, la balle bougeait avec fluidité. Le 66-51 à la pause disait tout. Quand Nembhard a enfoncé un layup pour porter le score à 77-58, la Gainbridge Fieldhouse ronronnait tranquillement, persuadée que les trente dernières minutes ne seraient qu’une formalité.
Sauf que Sacramento n’a rien d’un invité poli. Et quand Russell Westbrook décide de redonner de l’énergie à une équipe, il ne fait jamais les choses à moitié. Le vétéran a mis la seconde, puis la troisième, puis une vitesse qui n’existe pas dans le manuel. Un triple-double de mammouth, 24 points, 14 passes, 13 rebonds, et un troisième quart-temps où les Kings ont tout renversé pour revenir à 92-88. Puis un 11-0 débuté à l’entame du quatrième qui a transfiguré la partie. D’un coup, Indiana était mené 101-97 et on sentait le scénario catastrophe pointer le bout de son nez.
Russel Westbrook 24 PTS, 12 REB, 14 AST, 2 STL, 10/16 FG, 2/3 3FG, 67.6% TS vs Pacers https://t.co/xYlTHeMSmZ pic.twitter.com/uQsF5Mwepa
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Nembhard sonne la révolte
C’est là que Nembhard a pris la balle, le timing, et la narration du match. Une première bombe à trois points pour éteindre la série adverse. Puis Bennedict Mathurin, jamais avare de coups de folie, qui en dépose une deuxième dans la foulée. Indiana repasse devant, rentre l’air dans la salle et reprend son souffle.
Ensuite, Nembhard a terminé le travail comme un closer. Encore un tir de loin, puis un drive tranchant pour faire passer le score à 108-101. Sacramento ne reverra plus jamais la lumière. À ses côtés, Mathurin (25 points) a joué les feux follets, Siakam (23 points) les stabilisateurs. Une partition solide, à trois voix, qui donne aux Pacers une deuxième victoire consécutive et surtout la sensation d’avoir retrouvé une ossature, un cap, et un vrai maître du tempo.
Une équipe qui se réveille enfin
Indiana était tombé dans un gouffre en début de saison, un 2-16 qui aurait pu fissurer n’importe quel vestiaire. Depuis, les Pacers ont gagné quatre des six derniers matchs et affichent une énergie bien plus raccord avec leur identité offensive.
Ce n’est pas encore parfait, pas encore régulier, mais quand Nembhard joue à ce niveau et que Mathurin et Siakam donnent du volume autour de lui, Indiana ressemble enfin à une équipe capable de tenir tête à n’importe qui.
Sacramento, de son côté, continue d’osciller entre promesses et frustrations. Westbrook empile les triple-doubles avec une rage intacte, DeMar DeRozan fait toujours ses 20 points comme on respire, mais la défense s’effrite, les trous d’air s’accumulent et la constance reste un mirage.



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