Un effectif décimé, une soirée improbable
Ils étaient sept. Pas un de plus. Entre blessures et trades de dernière minute, le Utah Jazz s’est présenté sur le parquet des Indiana Pacers avec une rotation digne d’un match de pré-saison. Et pourtant, c’est bien Utah qui est reparti avec la victoire (131-122), au terme d’un match aussi inattendu que maîtrisé.
Le chef d’orchestre de cette partition improvisée porte un nom : Isaiah Collier.
22 passes, un match dans l’histoire
Collier n’a pas simplement bien joué. Il a touché quelque chose de rare. Très rare.
22 passes décisives. 17 points. 48 minutes sur le terrain. Zéro temps mort personnel.
Le meneur du Jazz signe la meilleure marque de la saison NBA à la passe, établit un record personnel et devient surtout le premier joueur d’Utah à dépasser les 20 passes dans un match depuis John Stockton en 1992. Mieux encore : à seulement 20 ans, il devient le plus jeune joueur de l’histoire NBA à atteindre ce total.
Une soirée qui dépasse les chiffres. Une démonstration de lecture, de calme et de maîtrise du tempo.

Une attaque collective qui ne s’est jamais désunie
Privé notamment de Keyonte George, Walker Kessler et Kevin Love, le Jazz n’a jamais paniqué. Mieux : les sept joueurs disponibles ont tous terminé la rencontre avec au moins 14 points.
Lauri Markkanen : 27 points
Brice Sensabaugh : 20 points
Ace Bailey : 19 points
Kyle Filipowski : 16 points, 16 rebonds
Le ballon a vécu. Circulé. Respiré. Chaque aide de Collier semblait arriver une demi-seconde avant que la défense d’Indiana ne puisse se réorganiser.
Indiana trop juste, trop incomplet
Côté Pacers, le contexte était lui aussi particulier. Pascal Siakam et Bennedict Mathurin ont été ménagés après la défaite contre Houston la veille. Résultat : beaucoup d’énergie, mais peu de continuité.
Quenton Johnson (24 points à 9/10 au tir) et Jarace Walker ont tenté de maintenir Indiana à flot. En vain. Même Kam Jones, titularisé pour la première fois de sa carrière, n’a pas suffi à inverser la dynamique.
Le rythme imposé, puis verrouillé
Le moment-clé ? Le milieu du troisième quart-temps. Là où Indiana a cru pouvoir revenir. Là où Collier a calmé tout le monde. Deux pénétrations, trois passes laser, un tir ouvert dans le corner. Le Jazz a repris le contrôle sans jamais le lâcher.
Pas de run spectaculaire. Juste une gestion froide. Presque clinique.
Un symbole fort pour Utah
Après six défaites consécutives, ce succès fait figure de respiration. Utah passe à 16-35, Indiana recule à 13-38. Mais au-delà du classement, ce match restera comme un signal.
Le Jazz n’a peut-être pas toutes les armes. Mais il a trouvé un meneur capable d’ordonner le chaos.
Conclusion : quand le jeu parle plus fort que les absences
Jouer à sept, à l’extérieur, au lendemain d’un trade majeur, et livrer une prestation aussi collective tient presque de l’anomalie statistique. Mais mardi soir, à Indianapolis, Isaiah Collier a rappelé une vérité simple : tant que le ballon circule, tout reste possible.
Et pendant 48 minutes, le Jazz a joué juste. Ensemble. Comme si rien ne pouvait l’arrêter.
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Photo by Bobby Goddin / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP


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