Un retour qui tombe à point nommé
Boston peut souffler. Après deux matchs manqués à cause de spasmes dorsaux, Jaylen Brown est prêt à retrouver le parquet ce jeudi face au Heat. Une absence courte, mais suffisamment longue pour rappeler à quel point son impact est central dans la mécanique des Celtics. Sans lui, Boston a vu sa belle dynamique se fissurer, enchaînant deux défaites après avoir remporté neuf de ses onze rencontres précédentes.
Son retour face à Miami n’a rien d’anodin. Intensité, rivalité, playoff vibes en plein cœur de la saison régulière. Brown revient au moment où les Celtics ont besoin d’un leader capable de poser le tempo et d’imposer le ton.
Brown ne se cache plus
Mais l’actualité autour de Jaylen Brown ne se limite pas à son état physique. L’ailier des Celtics a fait parler de lui cette semaine pour une raison bien différente : sa sortie musclée contre l’arbitrage NBA. Une prise de parole qui lui a coûté 35 000 dollars d’amende, mais qu’il assume pleinement.
« Je pense qu’il fallait dire quelque chose », a lâché Brown, sans détour. Pour lui, le problème dépasse sa personne. Il parle d’une équipe entière qui, selon lui, ne reçoit pas le respect qu’elle mérite. « On est l’équipe qui va le moins sur la ligne des lancers francs dans toute la ligue. Il s’agit de protéger nos gars. »
Un discours franc, presque brut, à l’image de son jeu.
Les chiffres appuient le discours
Difficile de balayer ses propos d’un revers de main. Les statistiques donnent du poids à sa frustration. Boston est effectivement la seule équipe NBA à tenter moins de 20 lancers francs par match. Un chiffre surprenant pour une formation aussi agressive balle en main.
Individuellement, Brown est 15e de la ligue en tentatives de lancers francs, alors même qu’il figure parmi les joueurs qui attaquent le plus le cercle. Seuls James Harden et Giannis Antetokounmpo pénètrent davantage dans la raquette. Deux joueurs qui, eux, vivent régulièrement sur la ligne.
Le décalage interpelle. Et alimente le sentiment d’injustice.
Une colère partagée, mais maîtrisée
Brown assure avoir fait ses devoirs. Il observe, analyse, compare. Et ce qu’il voit ne colle pas. « Ils choisissent juste à qui ils veulent siffler », a-t-il lancé, visiblement agacé. Il évoque une incohérence, voire un traitement différencié selon les équipes, les profils, les marchés.
Des mots forts, qui traduisent une frustration plus large au sein du vestiaire. Sans tomber dans le complotisme, Brown pose une question que beaucoup murmurent sans oser la formuler publiquement : l’arbitrage est-il vraiment uniforme pour tous ?
Mazzulla calme le jeu
Joe Mazzulla, lui, partage le constat sans vouloir nourrir la polémique. Le coach des Celtics sait que s’enfermer dans ce débat peut devenir un piège mental. « On ne peut pas se mettre dans une situation où d’autres personnes contrôlent l’issue du match », a-t-il rappelé. Traduction : jouer plus fort, plus juste, et ne pas attendre le coup de sifflet.
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