Un parfum de playoffs dès l’entre-deux
La Ball Arena était bouillante, les sifflets descendaient en cascade, l’intensité frôlait celle d’un mois de mai. Tout était réuni pour un choc de haut niveau entre les Denver Nuggets et le Oklahoma City Thunder. Sauf que très vite, le scénario a dérapé. Ce qui devait être un test s’est transformé en démonstration. Et Denver n’a jamais vraiment existé.
Shai en patron, Wallace en sniper
Privé d’Ajay Mitchell, d’Alex Caruso et de Jalen Williams, OKC aurait pu vaciller. Il n’en a rien été. Shai Gilgeous-Alexander a livré un récital de contrôle et de justesse. 34 points, 13 passes, 11 sur 16 au tir. Aucun déchet, aucun temps faible. Le Canadien a dicté le tempo, disséqué chaque couverture défensive, puni la moindre hésitation.
À ses côtés, Cason Wallace a planté ses banderilles comme à l’entraînement. 27 points, 6 rebonds, 7 tirs primés sur 11 tentés. Chaque ballon ouvert a été sanctionné. Chaque retard défensif payé cash. Denver n’a jamais trouvé la réponse.

Une salle en fusion… avant l’extinction
Les premières minutes avaient tout d’un classique de playoffs. Contacts appuyés, public incandescent, pression permanente sur chaque possession du Thunder. Puis, lentement, le bruit est retombé. Les paniers d’OKC se sont enchaînés. L’écart s’est creusé. L’énergie locale s’est évaporée. À mesure que le Thunder déroulait, la Ball Arena s’est vidée de sa voix.
Jokic et Murray éteints
Dans ce naufrage collectif, les cadres de Denver ont manqué à l’appel. Nikola Jokic a traversé la rencontre comme une ombre. 16 points, 7 rebonds, 8 passes, mais aucune emprise réelle sur le jeu. Trop discret, trop passif, rarement en position de faire basculer le match.
Même constat pour Jamal Murray. 12 points, un terrible 4 sur 16 au tir, et des errements défensifs répétés, notamment derrière l’arc. Quand tes leaders n’élèvent pas le ton, face à une équipe aussi disciplinée qu’OKC, l’addition devient inévitable.
Peyton Watson seul au combat
La ligne de stats pique. Le meilleur scoreur des Nuggets s’appelle Peyton Watson. 29 points à 11 sur 17 au tir. Combatif, agressif, volontaire. Mais quand ton ailier est ton principal point d’appui offensif, c’est souvent que la soirée a mal tourné.
OKC impressionne même diminué
Oui, le Thunder a bénéficié d’une adresse exceptionnelle. Mais réduire cette victoire à un simple coup de chaud serait une erreur. La défense a été constante, les rotations propres, l’intensité jamais relâchée. De la première à la dernière minute, OKC a joué juste, ensemble, sans jamais paniquer.
Un message clair envoyé à l’Ouest
S’il fallait encore un rappel, le voilà. Le Thunder est le champion en titre. Et même diminué, il reste une machine collective redoutable. Denver est prévenu. Comme les Spurs, comme les Rockets. Face à ce Thunder-là, la moindre approximation se paie immédiatement.
Conclusion : OKC n’a peur de personne
Ce match n’était pas une finale. Ce n’était pas les playoffs. Mais le message est passé, net, sans bavure. Le Thunder est toujours là. Toujours affamé. Toujours aussi dur à jouer. À Denver, OKC n’a pas seulement gagné. Il a imposé son statut. Et dans la course à l’Ouest, ça compte déjà énormément.
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