Les Kings de Sacramento en quête de renforts : Kuminga ou Westbrook ?
Sacramento avance masqué, mais avec une idée fixe. Cet été, les Kings n’ont pas dilapidé leur énergie en rumeurs futiles ou en trades cosmétiques. Non, la franchise de la capitale californienne vise haut, très haut. L’obsession a un nom : Jonathan Kuminga.
Le message est clair : plus question de bricoler autour de De’Aaron Fox et Domantas Sabonis. Sacramento veut un troisième pilier, un joueur capable de transformer la franchise d’outsider agaçant en vraie menace à l’Ouest. Et pour l’instant, Kuminga coche toutes les cases.
Kuminga, la cible numéro un
Selon Sam Amick de The Athletic, les Kings seraient l’équipe la plus sérieuse dans la course pour récupérer l’ailier des Warriors via un sign-and-trade. Le front office refuse de se disperser, préférant concentrer ses cartouches sur l’ancien pick de Golden State.
Le profil est séduisant : 21 ans, un moteur offensif en progrès, des flashs athlétiques capables de faire lever une salle, et l’idée qu’il pourrait exploser dans un rôle élargi loin de San Francisco. Pour Sacramento, ce serait un pari audacieux, mais un pari avec un plafond immense.
Plan B : Westbrook dans le viseur
Mais si Kuminga s’échappe, un autre nom revient avec insistance : Russell Westbrook. L’ancien MVP ne suscite plus le même engouement qu’il y a cinq ans, mais son intensité, sa présence et son leadership restent des arguments que Sacramento n’écarte pas.
D’après Jake Fischer (The Stein Line), les Kings gardent un fort intérêt pour Westbrook, tout en temporisant. La raison est simple : pas question de signer Russ tant qu’une place dans le backcourt n’est pas libérée. Traduction : les cartes doivent encore bouger dans l’effectif pour lui ouvrir la voie.
Devin Carter, la pièce sacrifiée ?
Le nom de Devin Carter circule déjà dans les discussions. Drafté en 13e position l’an dernier, l’arrière a intrigué en G League avec des stats qui claquent (26,6 points, 9,4 rebonds et 5,4 passes de moyenne en cinq matchs avec Stockton). Mais entre une blessure à l’épaule et seulement 36 apparitions en NBA, le joueur reste une énigme.
Certaines rumeurs évoquent son inclusion dans des pourparlers avec les Warriors autour de Kuminga. Pour l’instant, Golden State n’a pas mordu à l’hameçon, mais Sacramento semble prêt à utiliser son jeune talent comme monnaie d’échange pour viser plus grand.
Une stratégie à quitte ou double
La situation est limpide : Sacramento ne veut plus se contenter du “pas mal”. Les Kings visent l’étape d’après. Kuminga représente la promesse de l’avenir, Westbrook celle d’une présence immédiate. Deux trajectoires opposées, mais une même volonté derrière : hausser le plafond de cette équipe.
Il y a un risque, évidemment. Miser sur Kuminga, c’est espérer qu’il franchisse enfin le cap attendu. Miser sur Westbrook, c’est parier qu’il peut encore canaliser son énergie brute sans plomber la dynamique collective. Mais les Kings savent une chose : rester immobile, c’est reculer.
Conclusion : l’audace comme ADN
Le front office a choisi son camp. Pas de demi-mesure, pas de bricolage. Sacramento veut des noms, des joueurs capables de changer la donne. Kuminga en priorité, Westbrook en alternative.
Le projet est risqué, mais il est audacieux. Et pour une franchise longtemps coincée dans la médiocrité, cette audace est peut-être la seule voie pour s’installer durablement dans la cour des grands. Les prochaines semaines diront si Sacramento a eu raison de viser les étoiles… ou si les Kings devront encore attendre leur vraie révolution.
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