Le décor rappelait de vieux souvenirs aux Pacers. Même parquet, même adversaire, même tension sourde. Mais cette fois, les rôles n’étaient plus les mêmes. Vendredi soir à Oklahoma City, indiana, décimés mais habités, ont arraché une victoire aussi improbable que précieuse face au Thunder, 117-114. Un succès construit au courage, porté par Andrew Nembhard et Jarace Walker, et arraché dans les dernières secondes. 9 ème défaite du Thunder cette saison, loin du naufrage qui voit cependant les espoirs de battre le record de saison régulière des Warriors de 2016 s’envoler.

Nembhard prend les commandes
Dans une équipe privée de plusieurs pièces majeures, il fallait un guide. Andrew Nembhard a endossé le costume sans hésiter. Vingt-sept points, onze rebonds, une présence constante. Dès le premier quart, il impose son tempo. Huit points pour lancer la soirée, autant dans le deuxième. Quand il plante un tir primé pour donner 17 points d’avance à Indiana, le Thunder vacille.
Andrew Nembhard 27 PTS, 7 REB, 11 AST, 10/16 FG, 4/7 3FG, 76% TS vs Thunder https://t.co/PUmMtGSsR1 pic.twitter.com/68b6wiijUQ
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Nembhard ne s’est pas contenté de scorer. Il a organisé, rassuré, temporisé quand la tempête approchait. Un match de patron, dans une saison où les occasions de sourire sont rares à Indianapolis.
Jarace Walker, la soirée d’une vie
Le moment appartient aussi à Jarace Walker. Vingt-six points, un record personnel, et surtout une froideur impressionnante dans le money time. Quatre lancers francs rentrés dans les dix dernières secondes. Aucun tremblement. Aucun regard vers le banc.
Walker a répondu présent quand tout devenait flou. Quand le Thunder revenait. Quand la salle se levait. Cette fin de match pourrait bien marquer un tournant dans sa jeune carrière.
Un Thunder porté par un MVP incandescent
Shai Gilgeous-Alexander a tout tenté. 47 points, une efficacité clinique, neuf unités dans les deux dernières minutes. Le MVP en titre a refusé de laisser filer le match sans se battre.
Shai Gilgeous-Alexander with an UNREAL night despite the Thunder loss.
47 PTS | 4 REB | 4 AST
His 5th 40-PT game of the season! pic.twitter.com/I4Uqmr5aw0
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Chet Holmgren a ajouté une ligne solide, et malgré les absences, Oklahoma City est revenu de loin. À 2 minutes 35 de la fin, l’écart est encore de dix points. Puis le Thunder accélère. Les lancers de Shai ramènent son équipe à une petite longueur. La pression est maximale.
Les Pacers tiennent bon jusqu’au bout
Dans ce chaos final, Indiana ne craque pas. Walker sécurise la ligne. Isaiah Joe manque le tir de l’égalisation. Le buzzer retentit. Les Pacers peuvent souffler.
Ce succès met fin à une série de trois défaites et rappelle que cette équipe, malgré un bilan difficile et les blessures, refuse de se définir uniquement par ses absents. Pascal Siakam, solide avec 21 points, a apporté l’expérience nécessaire pour stabiliser les moments chauds.
Un match au goût particulier
Depuis la finale de l’an dernier et la blessure cruelle de Tyrese Haliburton, les trajectoires des deux franchises se sont éloignées. Oklahoma City domine la ligue. Indiana reconstruit, encaisse, cherche.
Mais le temps d’un soir, les Pacers ont retrouvé ce qui les avait portés jusque-là. De la solidarité. De l’audace. Et cette capacité à croire encore, même quand tout semble aller dans l’autre sens.
À Oklahoma City, Indiana n’a pas seulement gagné un match. Elle a rappelé qu’en NBA, le courage peut encore faire basculer les scénarios écrits d’avance.



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