La tempête autour des Mavs : un début de saison plus que compliqué
Il suffit de passer deux minutes dans les couloirs de l’American Airlines Center pour sentir l’électricité dans l’air. Pas celle qui fait vibrer une salle prête à exploser. Non, un courant plus froid. Plus lourd. Les Mavs sont à 3-7 et ça se voit sur chaque visage qui traverse le parquet, des joueurs aux membres du staff qui s’efforcent de garder le ton léger. S’efforcent seulement.
Marc Stein, toujours en première ligne lorsqu’il s’agit de lire l’atmosphère d’une franchise, l’a dit sans tourner autour du pot: la négativité autour de Dallas commence à inquiéter tout en haut. Et quand les propriétaires se mettent à froncer les sourcils, c’est rarement anodin. Surtout quand, à quelques centaines de kilomètres à l’ouest, les Lakers paradent avec un 7-3 qui contraste presque trop bien avec les turbulences texanes.
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— Dallas Mavericks (@dallasmavs) November 6, 2025
Des blessures qui cassent le rythme des Mavs
Difficile de jouer les surpris. Kyrie Irving n’est pas seulement absent, il est out longtemps, victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur. Une blessure qui coupe net l’élan d’une équipe qui, en théorie, devait fonctionner autour de son binôme avec Luka Doncic. Sauf qu’en NBA, la théorie n’est souvent qu’une belle histoire qu’on raconte en juillet.
Comme si cela ne suffisait pas, Anthony Davis rejoint l’infirmerie. Et soudain, le roster des Mavs semble tenir sur des ficelles. L’arrivée de D’Angelo Russell, censé compenser le départ de Klay Thompson, n’a pas encore apporté le coup de boost espéré. L’attaque tourne au ralenti, au point de devenir un véritable frein à main statistique: dernière de la ligue en points par match, dernière en évaluation offensive, 25e en évaluation nette. Les chiffres ne mentent pas. Ils crient.
Le pire, c’est que rien n’a l’air simple. Chaque possession des Mavs ressemble à un escalier monté en courant alors que les marches se dérobent sous les pieds. Les tirs ouverts se font rares, les automatismes aussi. Et un Luka esseulé, même brillant, ne peut pas sauver une attaque qui manque de rythme et de menace permanente.
Une défense qui refuse de lâcher
Paradoxalement, la défense est l’endroit où les Mavs semblent avoir trouvé un peu de dignité. Septièmes en points encaissés, quatrièmes en évaluation défensive. Ce n’est pas rien. C’est même la seule chose qui empêche ce début de saison de basculer dans la catastrophe. On voit une équipe soudée de ce côté du terrain. On voit des rotations faites à temps, des efforts prolongés, un collectif qui serre les dents. C’est presque ironique.
Le rayon de soleil nommé Cooper Flagg
Au milieu de cette météo instable, Cooper Flagg joue les éclaircies. Le rookie n’est pas qu’un gamin prometteur. Il montre déjà cette assurance rare, celle des joueurs qui comprennent le jeu avant même d’avoir tout vu. Il apporte de l’énergie, du mouvement, un instinct défensif qui fait plaisir à voir. Chaque match est une nouvelle preuve qu’il n’est pas simplement là pour apprendre, mais pour contribuer. Dans une équipe où beaucoup cherchent encore leurs marques, le rookie Cooper Flagg joue comme quelqu’un qui les a trouvées dès l’arrivée mais qui souffre d’un environnement toxique.

Maintenant ou jamais !
Personne n’a besoin d’attendre le mois de février pour voir que Dallas est déjà dos au mur. Une saison NBA peut tourner vite, mais elle peut aussi vous écraser si vous restez immobile trop longtemps. Les propriétaires, selon The Stein Line, suivent la situation avec une inquiétude palpable. Ils le savent: si la spirale continue, les dégâts seront difficiles à réparer. Sportivement, mentalement, financièrement même.
Mais la saison des Mavs n’est pas perdue. La défense tient, Flagg éclot, et le retour progressif des blessés pourrait donner un second souffle à un groupe qui en manque cruellement. Encore faut-il que l’attaque arrête de se regarder dans le miroir et retrouve son identité.
Si quelque chose doit changer, c’est maintenant. Pas dans deux semaines. Pas après le All-Star Break. Maintenant.
Et peut-être que dans cette tempête, les Mavs trouveront enfin ce qui leur manque depuis l’ouverture du rideau: une voix, une direction, un sursaut. La balle est dans leurs mains. Et cette fois, il va falloir la garder. « Fire Nico !!!! »


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