Rome chauffe déjà. Et Luka Doncic pourrait bien tenir l’allumette
Avant même que la NBA Europe ne voie officiellement le jour, la capitale italienne bruisse comme une arène prête à rugir. Un parfum de grand retour flotte dans l’air. Et ce n’est pas n’importe qui qui pourrait en être l’artisan. Selon La Gazzetta dello Sport et The Athletic, Luka Doncic, star slovène et visage des Los Angeles Lakers, ferait partie d’un groupe d’investisseurs désireux d’installer une franchise NBA Europe à Rome. Une idée un peu folle sur le papier, mais diablement séduisante dès qu’on commence à en mesurer l’ambition.
Et parce qu’une histoire comme celle-ci se raconte toujours mieux avec des visages familiers, un autre nom plane au-dessus du projet. Donnie Nelson, ancien architecte de l’ère Mavericks nouvelle génération, serait le chef d’orchestre de l’opération. Mieux encore, Dirk Nowitzki lui-même aurait montré un soutien moral au dossier, même si son porte-parole a fermement précisé qu’il ne mettait pas d’argent sur la table. Un clin d’œil plus qu’un engagement, mais un clin d’œil signé Dirk, ça pose déjà le décor.
Rome veut reprendre sa place. Et pas à moitié
Le détail qui change tout, c’est la mécanique italienne. Rome n’a plus d’équipe en Serie A depuis 2020. Pour retrouver l’élite et, surtout, remplir les critères exigés pour l’installation d’une franchise NBA Europe, le consortium porté par Nelson aurait ciblé Crémone. L’idée serait simple et pragmatique: racheter ses droits sportifs pour récupérer la place en première division dès maintenant. Une stratégie de contournement comme il en existe parfois dans le sport européen, mais qui répond parfaitement aux conditions posées par la NBA et la FIBA ces dernières semaines.
Ce point n’est pas anodin. Pour être éligible au statut de franchise permanente, l’une des douze places promises dans cette future Ligue à seize équipes, il faut appartenir à l’élite nationale. Pas négociable. Sans ce ticket d’entrée, pas d’accès à la grande scène européenne imaginée par Adam Silver et ses partenaires.
Selon la presse italienne, un accord de principe serait même déjà dans les cartons. Rien d’officiel évidemment, mais suffisamment avancé pour que les rumeurs commencent à prendre de la chair.
🚨 BREAKING: Luka Dončić, Dirk Nowitzki, and Donnie Nelson are forming an investment group to buy Italian club Vanoli Basket Cremona.
The group plans to move the team to Rome to join the NBA’s new European league, which is eyeing a September 2027 launch.
(Via @TheAthletic) pic.twitter.com/8LLF1qWvh8
— NBA Base (@TheNBABase) February 11, 2026
Une NBA Europe qui s’esquisse enfin
Rome ne débarque pas seule dans la conversation. Dès les premières communications sur le sujet, plusieurs villes avaient été identifiées comme candidates naturelles. Londres, Manchester, Paris, Lyon, Berlin, Munich, Barcelone, Madrid, Athènes, Istanbul, Milan. Un plateau qui ressemble déjà à une mini Ligue des champions sous amphétamines. Douze franchises permanentes, quatre places tournantes, un lancement visé pour 2027-2028. Et une certitude: la NBA veut frapper fort dès la première saison.
La Commission européenne a récemment tiqué, estimant que la logique de ligues fermées ou semi-fermées pouvait créer des effets indésirables pour l’écosystème continental. Mais la machine n’a pas ralenti. Les grandes institutions du basket mondial semblent décidées à remodeler le paysage comme jamais.
Doncic investisseur, la nouvelle frontière
Alors, que penser de la présence de Luka Doncic dans cette aventure? D’abord que le garçon n’a pas l’habitude de s’associer à des projets anecdotiques. Ensuite qu’il connaît intimement Donnie Nelson, l’homme qui a façonné ses premières années NBA. Leur lien est réel, solide, presque familial. Voir Doncic mettre quelques jetons sur la table pour aider à lancer une franchise dans une ville aussi mythique que Rome, ce n’est pas juste exotique. C’est cohérent.
Et puis avouons-le. Imaginer un soir de novembre, quelque part en 2028, un match NBA Europe au pied du Colisée, ça a quelque chose de terriblement excitant. Une ambiance chaude, un public romain qui n’attend que ça, et peut-être au bord du parquet les traces d’un investissement d’un des plus grands talents de sa génération.
Le projet est encore flou, loin d’être officiel. Mais la silhouette de la NBA Europe se dessine. Et Rome, elle, commence déjà à s’habiller pour la fête.


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