- 1 Le Thunder face au mur : apprendre à gagner quand tout le monde veut ta chute
- 2 Daigneault et le luxe de souffrir
- 3 Le calme des leaders
- 4 Champions, donc cibles
- 5 Faut-il bouger avant la deadline ?
- 6 Les rôles joueurs qui font la différence
- 7 SGA, entre reconnaissance et responsabilités
- 8 Un passage obligé
Le Thunder face au mur : apprendre à gagner quand tout le monde veut ta chute
Ils avaient démarré la saison comme une machine parfaitement huilée. Trop bien, peut-être. Début janvier, le Thunder d’Oklahoma City se retrouve face à une réalité que toutes les équipes dominantes finissent par croiser. Sur les douze derniers matchs, seulement six victoires. Et surtout une gifle. Une vraie. 124-97 contre Charlotte, lundi soir. Une défaite sans appel, lourde, bruyante.
Mais à OKC, personne ne parle d’effondrement. On parle d’apprentissage.
Daigneault et le luxe de souffrir
Mark Daigneault n’a pas levé la voix. Il n’a pas paniqué. Il a posé les mots. “Quand vous gagnez le championnat et que vous commencez comme nous l’avons fait, ça fait partie du jeu.” Traduction : bienvenue dans la peau du chassé.
Pour le coach du Thunder, cette période est presque un passage obligé. Une étape inconfortable, mais précieuse. “C’est un privilège compétitif d’être une équipe que les autres veulent battre.” En clair, si tout le monde joue son meilleur basket contre vous, c’est que vous êtes devenus la référence.
Encore faut-il savoir encaisser.
Le calme des leaders
Dans le vestiaire, le discours est le même. Pas de faux drames, pas d’alarmisme. “Il reste beaucoup de matchs”, rappelle la star de l’équipe. Des victoires larges, des défaites sévères, des soirs sans. La NBA dans toute sa brutalité.
La clé, selon lui, est ailleurs. Dans la capacité à se relever vite. À corriger. À revenir meilleur le lendemain. “C’est ça, la résilience. C’est dur, mais les meilleures équipes y arrivent.” Message à peine voilé : OKC aspire à ce statut-là, pas juste à une belle saison.
Champions, donc cibles
Le vrai changement est invisible dans les box scores. Il est dans l’attitude des adversaires. Le Thunder n’est plus une belle histoire sympathique. C’est le champion en titre. Et ça change tout.
“L’an dernier, on devait gagner notre respect”, explique le guard. Cette saison, le respect est là. L’énergie aussi, mais du côté d’en face. Certaines équipes arrivent désormais avec une intensité maximale, pendant qu’OKC peine parfois à atteindre ce même niveau de tension.
Un détail ? Non. Un danger. Car en NBA, celui qui joue à 90 % perd contre celui qui joue à 100.

Faut-il bouger avant la deadline ?
Comme beaucoup d’équipes ambitieuses, le Thunder pourrait rêver d’un shooteur de plus sur le périmètre. Un profil capable d’ouvrir le jeu dans les soirs compliqués. Mais la réalité est plus terre-à-terre.
La marge financière est infime. À peine un million de dollars sous la luxury tax. Et selon les informations en interne, OKC ne devrait pas être très actif à la deadline. Pas de trou béant dans la rotation. Pas de panique. La confiance reste placée dans le groupe.
Ce Thunder veut grandir de l’intérieur.
Les rôles joueurs qui font la différence
Dans ce contexte, chaque contribution compte. Vendredi, face à Golden State, un joueur two-way a marqué des points. Littéralement. 15 points, 11 rebonds, deux interceptions en 22 minutes. De l’impact pur.
À 26 ans, il a surtout gagné l’estime de son coach. “Il est toujours prêt”, insiste Daigneault. “Il y a des gars que vous êtes juste heureux de voir entrer sur le terrain parce que vous savez qu’ils ont bossé pour ça.” Ce genre de profil, discret mais fiable, devient vital quand la tempête arrive.
SGA, entre reconnaissance et responsabilités
Comme si la pression collective ne suffisait pas, Shai Gilgeous-Alexander continue d’empiler les distinctions. Dernière en date : Sportif de l’année selon Sports Illustrated. Une reconnaissance immense, qu’il accueille avec gratitude, mais aussi lucidité.
Car avec les trophées viennent les attentes. Et avec les attentes, l’obligation de montrer la voie quand le vent tourne.
Un passage obligé
Le Thunder n’est pas en crise. Il est en transition. Entre l’euphorie du sommet et la dureté du maintien. Cette période dira beaucoup de cette équipe. De sa maturité. De son caractère.
Les champions ne sont pas ceux qui ne tombent jamais. Ce sont ceux qui savent se relever quand tout le monde les attend au tournant. OKC est prévenu. À lui de répondre.


Laisser un commentaire