Depuis 4 matchs, les Raptors sont sur un petit nuage notamment un certain Emmanuel Quickley. Hier soir contre une équipe aussi importante, il ne fallait laissé passer l’occasion de monter que cette équipe jouait vraiment quelque chose. Dimanche soir, à Oklahoma City, les Raptors ont signé un de ces succès qui laissent une trace. 103-101 face au Thunder, leader de la ligue. Serré, tendu, maîtrisé.
Quickley, partout, tout le temps
Vingt-trois points, onze rebonds. Une ligne de stats qui claque, mais qui ne raconte pas tout. Quickley a été le pouls de Toronto. Présent au scoring, précieux au rebond, lucide dans les moments qui brûlent. Quand le match s’est resserré, c’est vers lui que le ballon est naturellement revenu.
Immanuel Quickley over the last 4 games:
25.3 PPG
6.8 RPG
6.8 APG
2.0 SPG
61.1% FG
61.5% 3P
95.0% FT
33.9 MPG https://t.co/UFTdKuj7n2 pic.twitter.com/3v8yJYFWzX— Hoop Central (@TheHoopCentral) January 26, 2026
Ses deux lancers-francs à huit secondes de la fin n’étaient pas spectaculaires. Juste froids. Justes. Ceux qui font gagner ce genre de match à l’extérieur, dans une salle hostile, face à une équipe qui ne perd presque jamais chez elle.
How many CLUTCH moments has Immanuel Quickley had this season for the Raptors?
BACK TO BACK threes to help take the lead. Wow. pic.twitter.com/hGg3eV4ZJ5
— Esfandiar Baraheni (@JustEsBaraheni) January 26, 2026
Un collectif solide, sans bruit inutile
Toronto n’a pas fait dans le clinquant. Ils ont fait dans le sérieux. R.J. Barrett a apporté ses 14 points, Scottie Barnes a rempli la feuille avec un double-double discret mais capital. Dix points, dix rebonds, et surtout ce contre monumental sur Chet Holmgren dans la dernière minute. Un geste qui a fait basculer la soirée.
Les Raptors ont mené à la pause, résisté quand Oklahoma City a accéléré, et n’ont jamais paniqué. Quatrième victoire de suite. Pas un hasard avec le match de Quickley.
Oklahoma City freinée, malgré SGA
Le Thunder restait sur une défaite surprise et espérait repartir de l’avant. Shai Gilgeous-Alexander a encore été d’une efficacité redoutable. 24 points en onze tirs. Une régularité hallucinante, avec un 117e match consécutif à plus de 20 points. L’histoire continue de s’écrire.
Mais cette fois, Toronto a fait le boulot. Défense agressive avant la pause, SGA limité à 9 points à la mi-temps. Et surtout, un quatrième quart maîtrisé, où le MVP en titre n’a pris qu’un seul tir. Rare. Très rare. Mais un scénario qui se répète de plus en plus depuis quelques matchs notamment avec l’absence des autres cadres de l’équipe.
Des absences qui pèsent
Oklahoma City n’était pas au complet. Jalen Williams, Isaiah Hartenstein, Ajay Mitchell, étaient absents. Et puis Cason Wallace est sorti en cours de match, de quoi bien remuer le couteau dans la plaie. Dans un match aussi serré, ces détails comptent. Lu Dort a bien répondu avec 19 points, Kenrich Williams et Holmgren ont suivi, mais il a manqué un souffle, une option de plus, un tir qui tombe.
Deux matchs d’affilés qui échappent au leader de l’ouest, le premier face à des Pacers en difficulté cette saison et le deuxième contre une équipe de Toronto fougueuse en pleine forme depuis quelques matchs. Rien d’alarmant mais attention au Hommes de Daignault qui à vu l’espoir de battre ou d’égaler le record des Warriors disparaître avec ses deux revers.
Toronto envoie un message
Gagner à OKC, ça ne se fait pas souvent. Le faire dans un match aussi fermé, c’est encore autre chose. Les Raptors n’ont pas volé ce succès. Ils l’ont construit, défendu, arraché.
Quickley incarne parfaitement cette équipe. Pas la plus bruyante. Pas la plus médiatisée. Mais sérieuse, dure, et capable de renverser le leader de la NBA chez lui. Ce soir-là, Toronto n’a pas seulement gagné un match. Ils ont gagné du respect.



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