Scott Perry et les Kings, la patience comme ligne de conduite
À Sacramento, le classement pique les yeux et les défaites s’enchaînent. Les Playoffs NBA? Pas dans la ligne de mire. Derniers à l’Ouest, les Kings avancent à contre-courant d’une NBA obsédée par l’instantané. Et au milieu du bruit, Scott Perry tient le cap. Le GM ne promet pas de miracle, ni de coup d’éclat. Il parle d’un concept devenu presque subversif dans la ligue : gagner, oui, mais gagner longtemps.
Résister à la panique
Dans un échange récent avec Marc J. Spears pour Andscape, Perry a posé les bases, calmement. Pas de panique. Pas de décision dictée par la peur du lendemain. À Sacramento, chaque mouvement doit raconter quelque chose, s’inscrire dans une trajectoire lisible. Une vision. À l’heure où certaines franchises appuient sur le bouton reset au premier trou d’air, Perry assume le temps long, quitte à encaisser les critiques.
Ce choix a un prix. Les résultats immédiats ne suivent pas, la pression monte, et l’Ouest ne pardonne rien. Mais pour le GM des Kings, sacrifier l’avenir pour gratter quelques victoires sans lendemain n’a jamais été une option.
Le marché, oui. L’improvisation, non.
À l’approche de la trade deadline, Perry ne se cache pas. Les téléphones sonnent, les discussions existent. Sacramento dispose de plusieurs profils expérimentés capables d’attirer des prétendants. Des joueurs utiles, bankables, échangeables. Mais là encore, la ligne est claire. Pas de mouvement cosmétique. Pas de deal pour calmer la galerie.
Chaque échange potentiel est passé au crible avec la même question en tête : est-ce que ça rapproche vraiment les Kings de ce qu’ils veulent devenir ? Si la réponse n’est pas évidente, Perry préfère attendre. Quitte à frustrer.
Planter aujourd’hui pour récolter demain
Cette approche, presque austère, repose sur une conviction simple. Une équipe ne se construit pas en février, ni dans l’urgence d’une mauvaise série. Elle se façonne par couches successives, par choix cohérents, par développement interne. Perry parie sur la continuité, sur la progression, sur une identité qui finit par s’imposer.
Dans une ligue où les fenêtres de tir sont courtes et souvent violentes, Sacramento tente autre chose. Plus lent. Plus risqué aussi. Mais potentiellement plus solide.
Un pari qui engage tout un projet
Rien ne garantit que Scott Perry aura raison. En NBA, la patience est rarement récompensée sans talent, sans réussite, sans un alignement parfait. Mais au moins, les Kings avancent avec une idée claire. Et dans le marasme actuel, cette clarté vaut presque autant qu’une victoire.
À Sacramento, on perd encore. Mais dans les bureaux, le cap reste le même. Et parfois, c’est là que tout commence.



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