À Phoenix, le temps s’étire. Mais le retour de Green se rapproche
Deux matchs. C’est tout ce que la première saison de Green avec les Suns a offert jusqu’ici. Deux apparitions fugaces, presque frustrantes, avant que l’ischio-jambier droit ne décide de tirer le frein à main. Depuis, Phoenix attend. Et visiblement, l’attente touche à sa fin.
Mardi, Jordan Ott a lâché un mot que tout l’Arizona espérait entendre. « Proche ». Green n’est pas encore de retour, mais il s’en rapproche sérieusement. « Il progresse chaque jour. On continue d’évaluer, mais on va dans la bonne direction », a résumé l’entraîneur, sans en dire trop, mais avec ce ton qui trahit un optimisme prudent.
Reprendre sans brûler les étapes
Le staff avance à pas comptés. Pas question de précipiter quoi que ce soit après des mois de galère. Mardi matin, Green a tout de même participé à une séance en 5 contre 5. Un vrai signal. Le genre de détail qui compte quand on sort d’une absence interminable.
« Après une aussi longue indisponibilité, on va être aussi prudents que possible », insiste Ott. « Mais on sait aussi qu’il a très envie de rejouer. » Difficile de lui en vouloir.
Green n’a pas accompagné les Suns à Miami et sera encore absent contre Detroit jeudi, alors que Phoenix entame un road trip de six matchs. Mais sauf contretemps, son retour devrait intervenir en cours de route. Les Knicks samedi, les Nets lundi, puis les Sixers et les Hawks pour conclure. Autant de fenêtres possibles.
Un corps qui a dit stop trop souvent
Cette saison 2025-26 devait être celle de l’intégration. Elle s’est transformée en test de patience. Touché initialement par une élongation, Green a rechuté en pleine rééducation à la mi-octobre. Résultat, huit matchs manqués pour commencer, puis deux apparitions sans rythme. Vingt-trois minutes pour le premier match début novembre, sept petites minutes quelques jours plus tard. Puis plus rien.
Le 22 décembre, Phoenix a fini par acter l’évidence. Deux à trois semaines d’absence supplémentaires. Le minimum. Depuis, le mot d’ordre est clair. Zéro précipitation.

Phoenix sait pourquoi il attend
Car Green n’est pas un pari anodin. Il est arrivé cet été en provenance de Houston dans un échange XXL. Son contrat parle pour lui. Environ 33,6 millions de dollars cette saison, première année d’une extension rookie de trois ans, avec une option joueur à 36 millions pour 2027-28.
Mais au-delà des chiffres, c’est le profil qui intrigue. Un scoreur naturel, capable de prendre feu sans prévenir. La saison dernière à Houston, il tournait à 21 points et 3,4 passes de moyenne. Exactement ce qui manque parfois à ces Suns version surprise, solides collectivement mais toujours en quête d’un coup de chaud supplémentaire.
Un renfort attendu comme une nouvelle recrue
À 24-16 malgré la défaite à Miami, Phoenix fait mieux que tenir la route. Et c’est précisément pour ça que le retour de Green excite autant. Il n’est pas censé sauver la saison. Il est censé l’élever.
Encore faut-il que le corps suive. Pour l’instant, tout indique que la ligne d’arrivée se rapproche. Lentement. Prudemment. Mais sûrement.
À Phoenix, on commence à cocher les jours sur le calendrier. Pas avec impatience. Avec espoir.


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