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NBA : Victor Wembanyama (21 pts, 6 blks) étouffe Detroit

NBA : Victor Wembanyama (21 pts, 6 blks) étouffe Detroit

Sur le papier, c’était une affiche de mois de juin en plein mois de février. D’un côté, les Spurs de Wembanyama en feu, neuf victoires de rang, désormais dauphins du Thunder à l’Ouest. De l’autre, les Pistons de Cunningham, meilleure équipe de l’Est, 42 victoires, 14 défaites, cités en haut de tous les power rankings. Un lundi soir, un Little Caesars Arena plein, une ambiance de gros rendez-vous et cette petite phrase qui traîne déjà dans les couloirs: « preview de Finales NBA ».

San Antonio et Wembanyama n’ont pas attendu que le public s’installe pour poser le décor. 14–2 d’entrée. Le ton est donné: ce soir, ce sont eux qui mènent la danse, eux qui agressent, eux qui frappent les premiers. Detroit finit bien par réagir, passer devant en fin de premier quart, mais le rapport de force vient d’être dessiné. Les Spurs ne sont pas venus « tester » le leader de l’Est. Ils sont venus le bousculer. Chez lui. 4

Wembanyama, patron silencieux

Il y a les chiffres, déjà indécents: 21 points, 17 rebonds, 6 contres pour Victor Wembanyama. Et puis il y a tout le reste, ce qui ne rentre pas dans la boxscore. Ces layups changés en floaters, ces drives avortés au dernier moment, ces regards que les extérieurs de Detroit lancent vers le cercle avant de freiner comme si on venait d’éteindre la lumière dans la raquette.

Le Français ne fait pas que bloquer des tirs. Il plie psychologiquement une attaque qui, d’habitude, marche sur tout le monde. Cade Cunningham, jusqu’ici impeccable patron du meilleur bilan de la conférence, termine à 5 sur 26. Vingt et une tentatives ratées. Le genre de soirée où chaque tir semble croiser un bras, une ombre, une hésitation. Il finit avec un double-double 16 points, 10 passes, mais ce n’est pas ce qui restera. Ce qui restera, c’est ce sentiment qu’à chaque fois qu’il regarde vers le cercle, un géant de 2,24 m lui répond « pas ce soir ».

Pendant que Wembanyama verrouille l’arrière-boutique, Devin Vassell s’occupe de la vitrine. 28 points, 10 sur 14 au tir, 7 sur 11 de loin. À chaque moment où Detroit croit avoir retrouvé un peu d’élan, le numéro 24 plante une nouvelle banderille longue distance, propre, clinique, sans forcer le trait. C’est le genre de match qui rappelle qu’il n’est pas seulement « le mec qui joue à côté de Wemby », mais un scoreur à part entière, capable de prendre feu dans un environnement très sérieux.

Detroit n’est pas resté sans réponse. Jalen Duren, de retour de suspension, envoie un énorme double-double, 25 points, 14 rebonds, 10 sur 13 au tir. Il roule vers le cercle, domine au rebond, gratte 7 prises offensives. Quand les tirs de ses extérieurs ne rentrent pas, c’est lui qui maintient les Pistons à portée avec son énergie dans la peinture.

Mais c’est le problème de ces Spurs version 2026: il ne suffit plus de gagner la bataille de l’intensité. Il faut gagner celle de l’adresse. San Antonio termine à 18 sur 40 à trois points, Detroit à 7 sur 36. Quand Vassell, Wembanyama et les snipers texans font pleuvoir des bombes pendant que les Pistons empilent les briques derrière l’arc, la « preview de Finales » ressemble vite à une leçon de réalisme.


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Cunningham dans le dur, la tension qui monte

Il y a des soirs où tout glisse. Et il y a ceux où le ballon refuse de coopérer. Pour Cade Cunningham, ce match bascule clairement dans la deuxième catégorie. 5 sur 26 au tir, 2 sur 9 à trois points, malgré ces 10 passes qui prouvent qu’il continue à créer pour les autres. On le voit forcer, râler, demander des fautes, rentrer au temps mort avec le regard noir. Rien de dramatique sur une saison complète, mais symbolique quand le meilleur joueur de la meilleure équipe de l’Est croise une défense de playoffs niveau Ouest.

La frustration finit par déborder au deuxième quart. Cunningham étend les bras, percute Stephon Castle, faute offensive. Keldon Johnson vient s’interposer, le pousse, Duren s’invite dans la discussion, doigt pointé au visage. Le genre d’épisode qui, un soir de février, alimente juste les timelines, mais qui, en juin, serait une scène décortiquée en boucle comme un début de rivalité.

Sans Isaiah Stewart, toujours suspendu après la bagarre de Charlotte, les Pistons n’avaient pas vraiment besoin d’un nouvel épisode musclé. Ils avaient surtout besoin de calme, de lucidité, de tirs ouverts rentrés. Ils n’en ont pas eu assez.

San Antonio et Wembanyama avancent, Detroit prend une claque

San Antonio repart de Detroit avec une neuvième victoire de suite, un bilan de 41–16 et un message très clair envoyé à toute la ligue: il va falloir compter avec eux, maintenant. Seuls le Thunder fait mieux à l’Ouest. Et les Spurs n’ont même pas encore terminé leur road trip, qui se poursuivra avant de retrouver ces mêmes Pistons le 5 mars au Texas.

Detroit, lui, encaisse une défaite à domicile, tombe à 42–14, mais garde la tête de l’Est. L’alerte est réelle, pas dramatique: il manque Stewart, la réussite extérieure a déserté, Cunningham a traversé une nuit noire. Ça arrive. Ce qui compte, c’est la réponse. Et elle arrive vite: Oklahoma City débarque dès mercredi dans le Michigan, pour un duel entre deux leaders de conférence.

Si ce Spurs–Pistons de fin février ressemble à un teaser de Finales, alors San Antonio vient de diffuser une bande-annonce très musclée. Detroit, lui, vient de voir, en 48 minutes, à quoi ressemble une équipe qui ne doute pas, qui sait exactement qui elle est, et qui joue comme si le mois de juin avait déjà commencé avec un leader en Victor Wembanyama qui n’a pas peu des coups…

Source : Photo par NIC ANTAYA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Auteur/autrice

  • NBA : Victor Wembanyama (21 pts, 6 blks) étouffe Detroit

    Étudiant en journalisme à l’ISFJ, j’ai toujours été attiré par le sport et la NBA. Pratiquant également le basketball en club, j’ai décidé de transmettre ma passion par le biais d’articles et de contenus journalistiques.


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