Il y a des soirées où tout s’aligne. L’annonce tombe le matin, la confirmation arrive le soir. Victor Wembanyama venait à peine d’être nommé All-Star starter pour la première fois de sa carrière et de l’hisoire pour un joueur français que le parquet du Frost Bank Center devenait sa scène. Résultat : 33 points, 10 rebonds, 7 tirs primés et une victoire nette des Spurs face au Jazz, 123-110. Une démonstration, sans emphase inutile. Juste du contrôle.
Un All-Star, mais surtout un leader
La sélection était attendue. La réponse, elle, a été immédiate. Dès le premier quart-temps, Wembanyama annonce la couleur. Trois tirs primés, 13 points, une présence qui oblige Utah à s’adapter en permanence. Il ne force rien. Il lit. Il choisit ses moments. À la pause, il en est déjà à 21 points, avec cette sensation qu’il pourrait accélérer quand il le souhaite.
Victor Wembanyama hearing the news that he’s named an All-Star Starter. ⭐️🙌
(via @spurs)
— Hoop Central (@TheHoopCentral) January 19, 2026
Ce n’est plus le prodige qu’on observe avec curiosité. C’est le joueur autour duquel tout s’organise.
Sept tirs à trois points pour étirer le match
Sa ligne de tirs raconte la soirée. Sept sur douze derrière l’arc, un sommet personnel cette saison. À chaque tentative, la défense du Jazz hésite. Reculer ou contester. Protéger le cercle ou fermer les lignes de passe. Wembanyama exploite tout. Il étire le terrain, libère ses coéquipiers et sanctionne la moindre seconde de retard.
VICTOR WEMBANYAMA IN 26 MIN:
• 33 PTS, 10 REB, 2 BLKS, 7/12 3PM, 10/18 FG pic.twitter.com/0ZX94IQtMI
— Bala (@BalaPattySZN) January 20, 2026
Il termine à un tir de son record en carrière, établi en 2024. Mais l’essentiel n’est pas là. Ce match n’est pas une chasse aux chiffres. C’est une démonstration de maîtrise.
San Antonio gagne ensemble
Si Wembanyama brille, les Spurs avancent en bloc. Sept joueurs à dix points ou plus, une circulation fluide, un rythme imposé après la pause. Le troisième quart-temps fait basculer la rencontre. +12 sur la période, un écart construit sans précipitation.
Stephon Castle y est pour beaucoup. 11 points dans le quart, impeccable sur la ligne, agressif dans les intervalles. Autour de lui, Dylan Harper et De’Aaron Fox complètent un backcourt qui ne surjoue pas, mais appuie exactement là où ça fait mal. San Antonio transforme une courte avance à la mi-temps en victoire tranquille.
Utah résiste, mais plie
Le Jazz n’a pas abdiqué. Keyonte George a tenté de maintenir le contact avec 30 points, Jusuf Nurkic a imposé sa présence intérieure. Mais la dynamique n’a jamais vraiment changé de camp. Utah avait déjà brisé une série de huit victoires des Spurs fin décembre. Cette fois, il n’y aura pas de revanche.
San Antonio a retenu la leçon. Et surtout, Wembanyama a verrouillé la fin de match.
Une semaine, un signal
Sur cette série de trois matchs à domicile, Wembanyama tourne à plus de 31 points de moyenne. Ce n’est plus un pic. C’est une tendance. La nomination en tant que titulaire au All-Star Game n’a rien d’un cadeau médiatique. Elle récompense un joueur qui pèse sur les matchs, sur les défenses, sur les résultats.
Ce lundi soir, Victor Wembanyama n’a pas célébré. Il a validé. Et dans cette NBA qui adore les symboles, il a envoyé un message clair : il est All-Star, oui. Mais surtout, il est déjà bien plus que ça.



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