Wembanyama flambe, San Antonio cale
La ligne de stats a de quoi faire rêver. Le résultat, beaucoup moins. Dans une nuit où Victor Wembanyama a encore rappelé pourquoi toute la NBA le regarde avec des yeux ronds, les Spurs sont repartis bredouilles face aux Cavaliers. Défaite frustrante, presque rageante, tant le Français a tout fait pour maintenir San Antonio à flot.
26 points, 14 rebonds, de l’impact partout, tout le temps. Mais le basket ne se gagne pas seul. Et Cleveland l’a bien compris.
Un patron de 20 ans
Wembanyama n’a pas joué comme un prospect. Il a joué comme un leader. Présent dans la raquette, dissuasif en défense, clinique quand il fallait scorer, le Français a porté l’attaque texane à bout de bras. Chaque prise de balle semblait être une menace. Chaque rebond, une respiration pour les Spurs.
Il a attaqué le cercle, puni à mi-distance, dominé physiquement. À ce niveau-là, ce n’est plus une promesse, c’est une réalité. Victor Wembanyama est déjà un joueur qui compte, qui impose le respect, qui change le visage d’un match.
Les Spurs se sabotent
Le problème, c’est tout ce qui s’est passé autour. Des possessions gâchées, des décisions trop rapides, des passes téléphonées. Neuf balles perdues, autant de cadeaux offerts à une équipe de Cleveland bien trop solide pour laisser passer ça.
San Antonio a confondu vitesse et précipitation. Résultat, des runs concédés, une défense constamment sous pression, et un match qui bascule sur des détails évitables. À ce niveau, ça ne pardonne pas.
Cleveland, clinique et opportuniste
Les Cavaliers n’ont pas forcé. Ils ont attendu. Observé. Puis frappé. Chaque erreur texane a été sanctionnée. Défense agressive, transitions rapides, lecture juste des moments clés. Cleveland a joué en équipe, avec discipline et sang-froid.
Pas besoin d’un exploit individuel monumental. Juste du sérieux, de la constance, et une capacité à appuyer là où ça fait mal. Exactement ce qui a manqué aux Spurs.
Une défaite formatrice
Ce genre de match, San Antonio devra en passer par là. L’apprentissage est brutal, mais nécessaire. La jeunesse pardonne peu les erreurs, surtout face à des équipes rodées. Le staff le sait. Les joueurs aussi.
Il faudra apprendre à mieux gérer le tempo, à sécuriser les possessions, à faire les bons choix quand la pression monte. Wembanyama montre la voie, mais le collectif doit suivre.
Le futur est là, malgré tout
La défaite fait mal, mais elle n’efface pas l’essentiel. Les Spurs ont un joyau. Un joueur capable de rivaliser avec n’importe qui, n’importe quand. Si San Antonio parvient à mieux l’entourer, à grandir autour de lui, ce genre de soirée finira par basculer de l’autre côté.
Victor Wembanyama a été étincelant. Les Spurs ont trébuché. Mais la trajectoire, elle, ne trompe personne.



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