À Sacramento, les San Antonio Spurs menés par Wemby ont déroulé leur basket avec une sérénité déconcertante, comme si le match était déjà écrit. En face, les Sacramento Kings n’ont jamais vraiment existé, submergés par une vague texane aussi rapide que précise. Score final, 132-104. Une claque nette, sans discussion.

Et au cœur de cette démonstration, Victor Wembanyama. Pas forcément dans un mode ultra-dominant au scoring, mais omniprésent. 18 points, 8 rebonds, 3 passes. Le genre de ligne statistique qui ne crie pas, mais qui pèse lourd sur chaque séquence. A noter tout de même que Maxime Raynaud a signer son meilleur match en carrière avec 32 points et 9 rebonds.
Un départ supersonique
Le match n’a jamais vraiment eu le temps de s’installer. Dès les premières minutes, San Antonio a imposé son rythme, son adresse, son intensité. Pendant que Wembanyama prenait son temps, presque en observation avec un seul tir dans le premier quart-temps, d’autres se chargeaient de lancer la machine.
Keldon Johnson, Stephon Castle et Harrison Barnes ont allumé la première mèche. À eux trois, 22 points et une efficacité insolente pour creuser un premier écart. Résultat, 39-22 après douze minutes. Sacramento est déjà à la poursuite.
Et ça ne s’arrête pas là. Les Spurs continuent d’appuyer. Une défense agressive, des transitions rapides, une adresse extérieure qui frôle l’insolence. Un tir primé de Lindy Waters III fait grimper l’écart à +33 en plein deuxième quart-temps. À la pause, le score est déjà lourd, 60-27. Le match est plié avant même d’avoir vraiment commencé.
Une machine collective bien huilée
Ce qui impressionne dans cette équipe, ce n’est pas seulement le talent individuel. C’est la manière dont tout s’imbrique. Chaque joueur semble savoir exactement où être, quoi faire, à quel moment.
De’Aaron Fox, de retour face à son ancienne équipe, apporte sa vitesse et sa lecture du jeu avec 15 points et 6 passes. Dylan Harper ajoute 15 points, tandis que le collectif texan termine la soirée avec 25 tirs à trois points réussis sur 49 tentatives. Une pluie constante, impossible à contenir.
18 points, 8 rebonds, Victor Wembanyama en mode pyjama ce soir. 19 victoires en 21 matchs pour les Spurs. pic.twitter.com/MUdAZLghSn
— The Daily Dunk (@dailydunkfr) March 18, 2026
Wemby, lui, choisit ses moments. Deux tirs à trois points dans le troisième quart pour rappeler qu’il peut aussi faire très mal à distance. Puis il laisse le match vivre sans lui, tranquillement installé sur le banc en fin de rencontre. Gestion parfaite.
Sacramento submergé malgré un sursaut
Les Kings, pourtant, arrivaient avec un peu de confiance. Quatre victoires sur les cinq derniers matchs, une dynamique encourageante. Mais face à cette version des Spurs, tout a explosé.
Malgré la large défaite, Max Raynaud explose son record en carrière aux points :
👑 32 PTS (meilleur marqueur du match)
👑 13/25 au tir
👑 9 RBS
👑 3 AST
👑 1 CNT
👑 41 MINSEt tout ça face à Wemby 🙌🏼 pic.twitter.com/6JRwIeiP9x
— SacramenTalk (@SacramenTalk) March 18, 2026
Maxime Raynaud a bien tenté de maintenir son équipe à flot avec 32 points et 9 rebonds, son record de points face à son coéquipier français Wemby. Doug McDermott a ajouté quelques tirs précieux. Mais l’écart était déjà trop grand, trop violent.
Même les statistiques individuelles passent au second plan dans ce genre de match. Comme celles de Russell Westbrook, qui grimpe à la cinquième place des meilleurs passeurs de l’histoire. Un exploit noyé dans une soirée à sens unique.
San Antonio et Wemby accélèrent encore
Avec cette victoire, les Spurs confirment une tendance claire. Huit succès sur les neuf derniers matchs, 51 victoires au compteur, et une capacité à enchaîner même sur des back-to-backs. Ils avancent vite, très vite. Wemby n’a joué que 21 minutes et a fait ses statistiques. Ce succès marque aussi leur première victoire à Sacramento depuis plus de deux ans. Un détail, presque, au vu de la démonstration.
Mais au fond, ce match raconte quelque chose de plus large. Ces Spurs ne se contentent plus de gagner. Ils contrôlent, ils dominent, ils imposent leur tempo sans trembler. Et quand tout clique comme ça, ils deviennent tout simplement injouables.



Laisser un commentaire