Il était censé dormir. Il s’est réveillé international olympique. Jeudi après-midi, à New York, Seth Jarvis a vu sa pause d’avant-match se transformer en moment charnière de sa carrière. Au bout du fil, Doug Armstrong. Le message est clair, brutal, magnifique : Jarvis rejoint Équipe Canada pour les Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.
Un appel qui change tout
Le téléphone sonne. Une fois, puis deux. Jarvis hésite, décroche finalement. Bonne pioche. À l’autre bout, le directeur général d’Équipe Canada lui annonce qu’il est choisi pour remplacer Brayden Point, forfait sur blessure.
Quelques heures plus tard, Jarvis joue. Et gagne. Une victoire 2-0 des Hurricanes face aux Rangers au Madison Square Garden, conclue avec le sourire et une phrase simple. Oui, interrompre une sieste pour ça, ça vaut le coup.

Un plan B qui devient un rêve éveillé
Jarvis faisait partie de cette short-list silencieuse. Ces joueurs à qui on dit de rester prêts. Pas sélectionnés officiellement, mais pas très loin. Il avait pourtant réservé des vacances à Cabo San Lucas pour la pause olympique. Soleil, plage, déconnexion.
Tout est annulé. Sans regret.
Le choix est évident. Milan plutôt que le Mexique. Le maillot rouge plutôt que le transat. Et une valise à préparer en urgence.
Une intégration facilitée
Ce saut dans l’inconnu n’en est pas totalement un. Jarvis connaît déjà la maison. Il avait participé au 4 Nations Face-Off l’an dernier, disputant trois matchs et glanant une passe décisive. Dix-neuf joueurs de ce groupe feront également partie de l’aventure olympique.
Même staff. Même systèmes. Même voix derrière le banc avec Jon Cooper à la tête du Canada. Pour Jarvis, l’environnement est familier, presque rassurant.
Un moment doux-amer
L’excitation n’efface pas l’empathie. Jarvis le dit sans détour : il aurait préféré ne jamais recevoir cet appel dans ces circonstances. Brayden Point est un ami, un modèle, un joueur qu’il admire et dont il s’inspire.
Mais le hockey ne laisse pas de place au romantisme. Le rôle est clair désormais. Être prêt. Être utile. Sur la glace ou en dehors. Faire ce que demande l’équipe.
Une trajectoire qui se confirme
Avec 25 buts cette saison, Jarvis est le meilleur buteur des Carolina Hurricanes. Son évolution est constante, son impact réel, sa maturité évidente. Cette sélection n’est pas un cadeau. C’est une validation.
Son entraîneur Rod Brind’Amour l’a résumé sans détour : faire Équipe Canada est l’une des choses les plus difficiles au monde. Et ce n’était pas un oubli initial, juste une question de concurrence démente.
Cap sur Milan
Jarvis retrouvera à Milano Cortina plusieurs visages connus, dont ses coéquipiers Sebastian Aho, Jaccob Slavin, Frederik Andersen et Nikolaj Ehlers, chacun sous ses couleurs nationales. Mais pour lui, ce sera le rouge du Canada. Celui qui fait rêver depuis l’enfance.
Il n’était pas censé être là. Il l’est maintenant. Et parfois, les plus belles histoires commencent par un téléphone qui sonne pendant une sieste.
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