Storm – Roosters : AAMI Park pour un tournant, sans une poignée de cadres 
Vendredi soir, “a storm is coming ?”, Melbourne ouvre ses portes à des Roosters en quête de rachat pour un rendez-vous qui peut sceller la forme du top 8. Portés par une série victorieuse et quasiment assurés d’un top 2, les Storm gèrent leurs forces avant les séries, tandis que Sydney doit rapidement se remettre d’une claque pour conserver sa place en phases finales. Le décor est posé pour un match piégeux, plus serré qu’attendu au départ.
Historique et contexte
La série récente tourne à sens unique : sept victoires d’affilée pour les Storm, et douze sur les treize derniers duels. Le Round 21 à l’Allianz a toutefois offert un bras de fer spectaculaire, 34-30 pour Melbourne après un chassé-croisé sans break définitif. James Tedesco avait été énorme ce soir-là, mais Harry Grant l’était aussi… et il manquera cette fois. À AAMI Park, Sydney a perdu cinq de ses six dernières sorties. En parallèle, Craig Bellamy s’apprête à franchir la barre symbolique des 600 matchs coachés, une stabilité qui compte quand on remanie un quinze. Ce duel a viré à sens unique ces dernières années, Bellamy trouvant toujours le plan qui gêne Sydney
Les clés du match
vs 
Avec des ailes et des edges remodelés, la défense extérieure de Melbourne peut s’ouvrir par séquences. Si Tedesco et les extérieurs trouvent le couloir faible, Sydney peut allumer. À l’inverse, Papenhuyzen et Munster suffisent à lancer des séries rapides si le jeu au pied d’occupation met les Roosters dos à leurs poteaux. La discipline décidera du tempo : moins d’erreurs côté Sydney, et la fin de match restera vivante.
Melbourne avance, mais l’effectif tourne 
La victoire 20-14 face aux Bulldogs a prolongé la cadence des Storm, cinq succès de rang, malgré un contenu largement défavorable aux stats. Les Dogs ont dominé tous les indicateurs… mais se sont effondrés dans les moments qui comptent, multiplié les franchissements et les offloads, tenu la balle plus souvent… et pourtant. La différence s’est faite sur la gestion des moments clés, avec un Ryan Papenhuyzen tranchant pour son retour (un essai, des accélérations franches, près de 130 mètres) et un Cameron Munster très présent, ballon en main et au pied.
Cette semaine, Craig Bellamy protège ses cadres. Harry Grant est suspendu et plusieurs titulaires (Xavier Coates, Nick Meaney, Eli Katoa, Josh King) sont ménagés. Bronson Garlick prend le rôle de talonneur, Alec MacDonald démarre en pilier, Shawn Blore revient en deuxième ligne après sa cheville, et Nelson Asofa-Solomona renforce le banc. Les ailes sont remodelées, Grant Anderson glisse au centre, et Will Warbrick a renoué avec le terrain en Queensland Cup, listé en réserve. une ligne arrière recomposée qui peut surprendre autant qu’inquiéter.
Les Roosters entre urgence et imprécision 
La série de trois victoires a volé en éclats à Parramatta, où les Eels ont plié l’affaire 30-10. La sortie rapide de Sam Walker sur commotion a pesé, mais c’est surtout l’indiscipline qui a coulé Sydney : une avalanche de fautes de main qui a tout saboté et un taux de complétion famélique, indigne d’un prétendant aux phases finales, n’offrent aucune chance à ce niveau. Mark Nawaqanitawese a apporté du peps en attaque, mais la défense a fissuré au moindre enchaînement adverse.
Pour Melbourne, Hugo Savala récupère la mêlée et Sandon Smith monte à l’ouverture en l’absence de Walker. Bonne nouvelle, Daniel Tupou est de retour sur l’aile après protocole commotion. Le pack ne bouge presque pas, avec l’objectif de remettre de l’ordre dans le ruck et de nettoyer les sorties de camp. Il le faudra à l’AAMI Park, où les Roosters ont souvent souffert.
Pronostic gratuit
L’écart initial a fondu avec les rotations, et l’on s’attend davantage à une partie à coups de répliques qu’à un bras d’honneur tactique. L’historique récent entre ces deux équipes et la physionomie attendue poussent vers un score généreux. Je privilégie un total au-dessus de 43,5 points, avec un léger avantage Melbourne à domicile, mais un scénario qui peut rester au couteau jusqu’à la sirène.
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