Il y a des moments qui ne se racontent pas. Ils se ressentent.
Avant même le premier engagement face à la Tchéquie, Connor McDavid l’a compris en silence. En enfilant le maillot blanc d’Équipe Canada, une pensée simple lui a traversé l’esprit : je suis un olympien.
À 29 ans, pour sa première apparition aux Jeux avec des joueurs NHL, le capitaine officieux de cette génération n’a pas attendu longtemps pour laisser son empreinte. Trois passes décisives, un impact physique inattendu et une victoire nette 5-0. Le Canada a lancé son tournoi avec autorité.
Et à ses côtés, un gamin de 19 ans a rappelé que le futur est déjà là.
Le coup d’épaule qui réveille tout le monde
On s’attendait à une démonstration technique. On a d’abord eu un message.
Sur son premier shift, McDavid termine sa présence par un énorme coup d’épaule sur le défenseur tchèque Jan Rutta. Pas un geste gratuit. Un signal.
Sidney Crosby l’a dit après le match : quand McDavid donne le ton physiquement, tout le monde suit. Ce n’est pas juste le meilleur joueur du monde. C’est un leader engagé.
La vitesse, elle, était déjà là. Il semblait patiner quelques centimètres au-dessus de la glace.

Celebrini, 19 ans et déjà immense
Si McDavid a donné l’impulsion, Macklin Celebrini a ouvert le score.
À 19:54 de la première période, l’attaquant des Sharks dévie intelligemment un tir de Cale Makar. 1-0 Canada.
À 19 ans, il devient le premier adolescent canadien à disputer un match olympique avec des joueurs NHL. Et il marque dès sa première sortie.
Le plus impressionnant ? Le calme.
Celebrini ne joue pas comme un prodige émerveillé. Il joue comme s’il appartenait déjà à cette scène. Ses déplacements sont propres, ses lectures rapides, ses décisions mûres.
Nathan MacKinnon n’a pas hésité : si on ne connaît pas son âge, on le considère comme l’un des cinq ou sept meilleurs joueurs du monde.
À 19 ans.
McDavid, la précision chirurgicale
Après le premier but, McDavid déroule.
Deuxième assist sur l’ouverture du score. Puis une passe parfaite, en soucoupe, à travers les jambières du gardien Lukas Dostal pour servir Nathan MacKinnon en avantage numérique. 4-0.
Enfin, une troisième mention d’aide sur le but de Nick Suzuki pour sceller le 5-0.
Il n’a pas marqué. Il a contrôlé.
Radko Gudas, défenseur tchèque, l’a résumé simplement : même quand la rondelle ralentit, lui ne ralentit pas.
Une première ligne qui promet
McDavid et Celebrini ont partagé la première ligne avec Tom Wilson. À l’arrière, Cale Makar orchestrait.
Sur le papier, ça fait rêver. Sur la glace, ça a fonctionné immédiatement.
Le Canada a dominé 60 minutes sans relâche. Pressing constant, transitions rapides, puissance en supériorité numérique.
Ce n’était qu’un premier match. Mais c’était une déclaration.
Un duo pour viser l’or
Pour aller chercher l’or, le Canada aura besoin que ses superstars assument. McDavid le sait. Celebrini l’apprend déjà.
Le contraste est fascinant : dix ans d’écart entre les deux, mais une connexion évidente. L’un dans la maturité absolue, l’autre dans l’ascension fulgurante.
Ensemble, ils ont franchi leur première marche olympique.
Et si ce 5-0 est un avant-goût, le Canada vient peut-être d’annoncer la couleur : cette génération est prête.
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