Il y a des silences qui font plus de bruit qu’un stade en fusion. Samedi, à l’Open d’Australie, Novak Djokovic en a provoqué un de ceux-là. Un instant suspendu, une balle frappée avec rage, un ramasseur tout près. Et soudain, le souvenir d’un cauchemar que tout le monde croyait rangé au fond du tiroir.
Fortune was with Novak Djokovic.
This almost hit the ball girl. An inch more and he would’ve been disqualified.
Focus. 🙏🏻pic.twitter.com/o7bK79ym0k
— Danny (@DjokovicFan_) January 24, 2026
Un geste de trop, à quelques centimètres près
Face à Botic van de Zandschulp, Djokovic semblait pourtant en contrôle. Un set d’avance, un break, le match bien en main. Mais le tennis, surtout à ce niveau, ne pardonne pas les nerfs mal contenus. Une balle mal négociée par son adversaire, un échange brouillon, et la frustration monte d’un cran.
Novak Djokovic on nearly being disqualified:
“I apologized for that. It was not necessary in the heat of the moment. I was lucky there. I’m sorry for what happened.”pic.twitter.com/ARMHap94N8
— Danny (@DjokovicFan_) January 24, 2026
Djokovic explose. Il frappe la balle violemment avec sa raquette, sans regarder. Le projectile fuse. Trop près. Dangereusement près. À quelques centimètres, un ramasseur de balles échappe à un choc qui aurait pu changer le tournoi, et peut-être plus que ça.
L’ombre de l’US Open 2020
Impossible de ne pas y penser. En 2020, à New York, un geste similaire avait coûté cher. Très cher. Disqualification immédiate, tournoi terminé, image écornée. Ce souvenir plane encore au-dessus de Djokovic comme un avertissement permanent.
Samedi, l’histoire a failli se répéter. Le même scénario. La même tension. La même ligne rouge frôlée. Cette fois, la chance a tourné du bon côté. Mais le message est clair. À ce niveau, il n’y a pas de joker émotionnel.
Des règles inflexibles
L’arbitre n’a rien laissé passer. Avertissement immédiat au changement de côté. Le règlement est limpide. Tout geste mettant en danger officiels, ramasseurs ou spectateurs peut entraîner une disqualification. Intention ou non, le résultat compte plus que l’excuse.
Djokovic le sait mieux que personne. Son regard en disait long. Un mélange de soulagement et de lucidité. Il est passé tout près du précipice.
La pression d’un monument
À 24 titres du Grand Chelem, Djokovic ne joue plus seulement pour gagner. Il joue contre l’histoire, contre le temps, contre lui-même. Chaque match est une bataille mentale. Chaque point porte le poids de la légende.
L’Open d’Australie est son jardin. Son terrain de jeu favori. Mais même ici, la tension peut déborder. Cet épisode rappelle que derrière le champion froid et clinique se cache encore un compétiteur à fleur de nerfs.
Un avertissement sans frais, ou presque
Djokovic a continué le match. Il a gagné. Mais cet instant restera. Comme un rappel brutal. La marge est infime. Un pas de trop, un geste mal contrôlé, et tout peut s’effondrer.
S’il veut aller au bout, il devra dompter autant ses émotions que ses adversaires. Le public australien le sait. Le circuit le sait. Et Novak Djokovic, plus que quiconque, sait qu’il vient d’échapper à une sortie qui aurait fait trembler tout le tournoi.
Cette fois, la balle est passée à côté. La prochaine, peut-être pas.



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