- 1 Une finale promise au feu, livrée à l’émotion
- 2 Rybakina, la force tranquille en action
- 3 Sabalenka réagit, retrouve son trône… provisoirement
- 4 Un troisième set renversant, au bord du précipice
- 5 Les larmes de Sabalenka, les fantômes qui reviennent
- 6 Un duel qui s’inscrit dans une rivalité moderne
- 7 Le retour au sommet après les tempêtes
- 8 Une victoire qui change la hiérarchie
- 9 Melbourne, théâtre de sa renaissance
Une finale promise au feu, livrée à l’émotion
Sur le papier, cette finale avait tout d’un choc frontal. Deux frappeuses. Deux tempéraments. Deux machines à winner. Aryna Sabalenka, numéro un mondiale, face à Elena Rybakina, cinquième au classement WTA. Aucune des deux n’avait perdu un set depuis le début du tournoi. Autant dire que la Rod Laver Arena se préparait à un combat sans filtre.
Et elle n’a pas été déçue.
Pendant plus de deux heures, Melbourne a vibré au rythme des frappes lourdes, des regards tendus et des silences pesants entre chaque point. Au bout de cette bataille, c’est la Kazakhe qui a levé les bras. Score final : 6-4, 4-6, 6-4. Un renversement. Une démonstration de sang-froid. Un titre majeur de plus.
Rybakina, la force tranquille en action
Impassible, presque glaciale, Elena Rybakina a encore prouvé pourquoi elle dérange autant. Peu d’expressions. Peu d’explosions. Mais une précision chirurgicale quand ça compte.
Dans le premier set, elle frappe la première. Break rapide, services solides, aucune panique. Sabalenka tente de réagir, se procure des occasions, mais se heurte à un mur. En 37 minutes, la Kazakhe empoche la manche.
Un message est envoyé : ce soir, il faudra la déloger au mental.

Sabalenka réagit, retrouve son trône… provisoirement
Touchée, mais pas coulée, Aryna Sabalenka revient avec une autre énergie dans le deuxième set. Le visage fermé laisse place à la détermination. Elle serre le jeu, accepte les rallyes, varie davantage.
Après avoir sauvé plusieurs balles de break, elle finit par faire craquer Rybakina. Jeu blanc, break décisif, manche empochée. 6-4. Tout est relancé.
Pendant quelques minutes, on retrouve la patronne du circuit. Celle qui domine. Celle qui impose. Celle qui écrase.
Mais ce règne sera de courte durée.
Un troisième set renversant, au bord du précipice
Le set décisif démarre mal pour Rybakina. Très mal.
Break d’entrée pour Sabalenka. 2-0. Puis 3-0. La Biélorusse est lancée. Le public sent le titre se rapprocher. L’affaire semble pliée.
Sauf que Rybakina refuse d’abdiquer.
Sans bruit, sans agitation, elle revient. Débreak à 2-3. Jeu de service maîtrisé. Puis un nouveau coup d’accélérateur. 4-3. Avantage pris. Plus jamais lâché.
À 5-4, balle de match. Un service. Un ace. Fin.
Froid. Net. Implacable.
Les larmes de Sabalenka, les fantômes qui reviennent
Quand la balle retombe, Aryna Sabalenka ne célèbre rien. Elle rejoint son banc, s’enfouit dans sa serviette, les yeux rougis. Le scénario lui est trop familier.
Encore une finale perdue. Encore un rendez-vous manqué. Encore cette frustration qu’elle pensait avoir domptée.
Après ses échecs en 2025, à Roland-Garros, au Masters, et déjà face à Rybakina, ce revers réveille de vieux démons. Elle rêvait d’un troisième sacre consécutif à Melbourne. Elle repart avec des regrets.
Un duel qui s’inscrit dans une rivalité moderne
Ce match n’est pas un accident. Il s’inscrit dans une histoire.
Sabalenka et Rybakina s’étaient déjà affrontées ici, en finale, en 2023. À l’époque, la Biélorusse s’était imposée. On parlait alors d’un « Big Three » féminin avec Iga Swiatek.
Trois reines annoncées. Trois destins différents.
Swiatek a empilé les trophées. Sabalenka a confirmé. Rybakina, elle, a traversé une zone de turbulence. Longue. Douloureuse. Médiatisée.
Ce sacre marque son retour au premier plan.
Le retour au sommet après les tempêtes
Ces dernières années n’ont pas été simples pour la Kazakhe. Problèmes personnels. Polémique autour de son entraîneur Stefano Vukov. Enquête. Suspension. Pression médiatique.
Rybakina a encaissé. S’est tue. A travaillé.
Et ce samedi, elle récolte.
Deuxième Grand Chelem après Wimbledon 2022. Retour dans le top 3 mondial dès lundi. Et surtout, une légitimité retrouvée.
Elle n’est plus une promesse. Elle est une patronne.
Une victoire qui change la hiérarchie
Ce titre n’est pas qu’un trophée de plus. Il redistribue les cartes.
Rybakina s’installe durablement dans la course aux numéros un. Sabalenka doit se reconstruire mentalement. Swiatek sait désormais qu’elle a deux rivales affamées.
Le circuit féminin entre dans une nouvelle phase. Plus ouverte. Plus tendue. Plus imprévisible.
Et Rybakina vient d’en prendre le contrôle.
Melbourne, théâtre de sa renaissance
Dans la nuit australienne, Elena Rybakina a soulevé la Daphne Akhurst Memorial Cup sans excès, sans mise en scène. Comme elle joue. Simplement. Sincèrement. Fort.
Ce titre raconte une chose essentielle.
Dans un tennis souvent dominé par le bruit, les émotions débordantes et les tempêtes médiatiques, Rybakina gagne autrement.
Par le calme.
Par la précision.
Par la résilience.
À Melbourne, elle n’a pas seulement battu Sabalenka.
Elle s’est imposée comme une reine.
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