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Tennis : Arthur Fils assume son staff étranger

Tennis : Arthur Fils assume son staff étranger

Un jeune Français, des influences venues d’ailleurs

Arthur Fils débarque dans un nouveau chapitre de sa jeune carrière comme on ouvre une fenêtre sur un courant d’air frais. Quelques jours après son beau run sur l’ATP 500 de Doha, où il a buté sur Carlos Alcaraz en finale, le Français s’est posé dans le studio de l’émission de Marion Bartoli sur RMC Sport, « Bartoli Time ». L’occasion de revenir, calmement mais fermement, sur un sujet qui bruisse dans les travées du tennis tricolore : son staff, désormais très européen, très cosmopolite, et pas vraiment bleu-blanc-rouge.

Doha comme détonateur

Le tournoi qatari a servi de révélateur. Plus le niveau montait, plus Fils semblait trouver une nouvelle dimension. On l’a vu cogner fort, courir juste, s’affirmer. Jusqu’à cette dernière marche, trop haute pour lui contre Alcaraz. Une défaite sèche mais riche d’enseignements, et un podium qui confirme qu’il a l’étoffe pour s’installer durablement dans les discussions du top 30. À seulement 19 ans, tout prend forme vite, très vite. Et dans ce décor, les choix de son équipe interrogent.

Quand le Français a annoncé une collaboration avec Goran Ivanisevic, ajouté à la présence déjà ancienne d’Ivan Cinkus, autre technicien croate, beaucoup ont levé un sourcil. Le kiné, lui, est allemand. De quoi alimenter la rumeur facile : Fils se détourne-t-il du modèle français ? Cherche-t-il délibérément ailleurs ce qu’il ne trouve pas ici ?

Un staff étranger, mais pas un manifeste

Dans « Bartoli Time », Fils a coupé court. Pas de dramatisation, pas de story-telling patriotique ou anti-patriotique. Juste un constat simple, presque évident quand il le dit : la nationalité n’a jamais été un critère.

« C’est un choix, après on a d’excellentes compétences en France. Moi, je suis un produit de la Fédération Française de Tennis, j’ai grandi avec la Fédé et ils ont fait un excellent boulot. Après c’est tombé sur Goran et sur Ivan mais je cherchais surtout une autre expérience et expertise et il s’est avéré que les deux sont croates, et que mon kiné est allemand. Mais je ne me dis pas ‘ok, je dois chercher un étranger’, non, c’est plus anecdotique. »

Le message est clair. Pour éviter toute polémique interne, il rappelle ce que tout le monde sait : il a été formé en France, par des coachs français, dans un système français. Rien dans son parcours ne laisse penser qu’il renie cette filiation. Ce qu’il veut, aujourd’hui, c’est se nourrir de ce qui peut le faire grandir. Peu importe la langue, le passeport ou le drapeau.

Tracer sa propre route

Ce discours, assumé et posé, dit quelque chose d’essentiel sur Fils : il veut construire sa carrière selon ses besoins, pas selon un cahier des charges nationaliste. Et c’est peut-être ça, au fond, la maturité la plus impressionnante chez lui. Il sait qu’il lui manque encore une forme de densité, d’expérience du très haut niveau, d’ajustements dans les petits détails qui changent tout. Alors il va les chercher là où ils sont.
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Ivanisevic, c’est une aura de feu, une expertise du service et des dynamiques mentales du plus haut niveau. Cinkus, c’est la continuité, la rigueur, la science du quotidien. Son kiné allemand, c’est une autre manière de voir la récupération et la gestion du corps. Ce puzzle n’a rien d’un manifeste politique. C’est celui d’un joueur qui veut devenir meilleur.

Le futur n’attendra pas

Fils avance vite. Très vite. Et s’il continue de s’entourer avec cette lucidité-là, peu importe la nationalité des pièces qu’il assemble, son jeu continuera lui aussi de gagner en précision, en densité, en maturité. La France veut des champions ? Elle en tient peut-être un. Et il n’a pas besoin de frontières pour progresser. Seulement de conviction. Et de résultats.

Doha n’était qu’un aperçu. La suite, elle, s’écrit déjà. Avec ambition. Avec méthode. Et surtout avec liberté.

Auteur/autrice

  • Julien Ollivier

    Etudiant en licence AES à Paris 1 Panthéon Sorbonne, je suis passionné depuis longtemps par le sport et l’actualité sportive. Grand fan de football et de tennis, le journalisme sportif m’a toujours fais rêver. J’ai rejoint l’équipe de PenseBet en juillet 2025, en apportant mon aide dans la rédaction d’articles de news.


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