Un combat plus long que prévu
Il y a des victoires propres. Et puis il y a celles qui laissent des traces, dans les jambes comme dans la tête. Celle de Arthur Fils à Doha appartient clairement à la deuxième catégorie.
Opposé à Kamil Majchrzak au premier tour de l’ATP 500 qatari, le Français pensait peut-être avoir hérité d’un tirage gérable. Pas de tête de série, une opportunité d’installer son jeu. Sur le papier, tout était aligné.
Sur le court, rien n’a été simple.

Le réveil après la claque du premier set
Le Polonais, 56e mondial, n’est pas venu faire de la figuration. Solide du fond, accrocheur dans les rallyes, il a fait déjouer Fils dans la première manche, arrachée au tie-break. 7-6. Coup de froid.
Mais c’est aussi là qu’on mesure la progression d’un joueur. Mené, frustré, parfois en difficulté dans la gestion des échanges, Fils n’a pas paniqué. Il a haussé l’intensité, accéléré en coup droit, mieux servi dans les moments chauds.
Résultat : 6-3, 6-4 dans les deux manches suivantes. Deux heures et onze minutes de bras de fer. Une victoire 6-7, 6-3, 6-4 qui sent la sueur et la détermination.
Fils fights back 💪
The Frenchman defeats Majchrzak 6-7 6-3 6-4 to advance to the second round of the #QatarExxonMobilOpen ✅ pic.twitter.com/JfL5Ejq8vi
— Tennis TV (@TennisTV) February 16, 2026
Un retour qui prend forme
Depuis son retour à la compétition au début du mois, Fils avance par étapes. Cette victoire à Doha est déjà sa troisième. Ce n’est pas anodin.
On le sent encore en rodage par séquences, parfois irrégulier dans la gestion des temps faibles. Mais il y a cette capacité à serrer le jeu quand il le faut, à trouver la solution même quand le plan A ne fonctionne pas.
C’est souvent ce qui distingue les bons joueurs des très bons.
Un tableau qui s’éclaircit
Le forfait d’Alexander Bublik dans sa partie de tableau change la donne. L’horizon se dégage un peu.
Au prochain tour, Fils affrontera soit Quentin Halys, repêché en lucky loser, soit Pablo Carreno Busta. Deux profils différents, mais aucun épouvantail.
Dans un ATP 500 où chaque match peut faire basculer une dynamique de saison, l’opportunité est réelle. Un deuxième quart de finale en 2026 est à portée.
Reste à confirmer. À Doha, Arthur Fils a prouvé qu’il savait souffrir. La suite dira s’il peut désormais dominer.
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