- 1 La Seleção avait besoin d’une réponse, CR7 l’a donnée
- 2 Ronaldo rate, puis Ronaldo frappe
- 3 Nuno Mendes allume la mèche
- 4 La VAR refroidit le seul vrai frisson ouzbek
- 5 Bruno Fernandes sert, Ronaldo punit
- 6 Le rythme retombe, le Portugal garde la main
- 7 Nematov vit une soirée cauchemar
- 8 Ronaldo voulait le triplé, Leão a fermé la soirée
- 9 L’Ouzbékistan a refusé d’abdiquer, sans avoir les armes
- 10 Le Portugal se replace avant le choc contre la Colombie
La Seleção avait besoin d’une réponse, CR7 l’a donnée
Le Portugal n’avait pas vraiment le luxe de patienter. Après son nul frustrant contre la RD Congo, la Seleção arrivait à Houston avec une pression déjà bien installée sur les épaules. Dans ce groupe K, un nouveau faux pas aurait ouvert la porte aux doutes, aux calculs, aux critiques et à cette atmosphère lourde que le Portugal connaît parfois trop bien dans les grandes compétitions.
Face à l’Ouzbékistan, novice à ce niveau mais loin d’être venu pour observer, les hommes de Roberto Martinez ont remis les choses à l’endroit. Victoire 5-0, première victoire dans cette Coupe du Monde 2026, et une soirée portée par un Cristiano Ronaldo retrouvé, double buteur, affamé, parfois maladroit, mais toujours central.
À 41 ans, CR7 est devenu le plus vieux buteur de l’histoire de la Coupe du Monde. Une phrase de plus dans sa collection. Une ligne de plus dans une carrière qui refuse décidément de se terminer normalement.
Ronaldo rate, puis Ronaldo frappe
La soirée aurait pu commencer par une frustration. Dès la 4e minute, Nuno Mendes a envoyé un centre parfait dans la surface. Ronaldo s’est jeté, mais son timing n’a pas été le bon. Occasion manquée. Pour beaucoup, ce genre d’action aurait pu nourrir les débats, surtout après une première sortie ratée contre la RD Congo.
Deux minutes plus tard, il a éteint le sujet.
Sur une action bien construite, Vitinha a ouvert vers Pedro Neto, João Cancelo a été lancé dans son couloir et son centre a trouvé Ronaldo au premier poteau. Le capitaine portugais a jailli devant Abdullaev et trompé Nematov. 1-0 dès la 6e minute.
Cristiano Ronaldo surgit au premier poteau et fait trembler les filets ⚽️
Le capitaine portugais ouvre son compteur dans cette Coupe du Monde et donne l’avantage aux siens.
Le Portugal mène 1-0.
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Un but de pur attaquant. Pas besoin de vitesse folle, pas besoin de dribble, juste l’appel, le timing, l’instinct. Ce que Ronaldo possède encore mieux que presque tout le monde.
Nuno Mendes allume la mèche
Le Portugal n’a pas attendu pour faire le break. À la 17e minute, Nuno Mendes a surpris tout le monde sur coup franc. Ronaldo a joué les leurres, la défense ouzbèke a semblé anticiper une frappe du numéro 7, et le latéral du PSG a envoyé une frappe puissante à ras de terre.
Tout le monde attendait Cristiano Ronaldo… mais c’est Nuno Mendes qui s’en charge ! ⚽️ Le Portugal mène 2-0.
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Nematov, déjà sous pression, a mal négocié le ballon. 2-0.
Mendes a été l’un des grands hommes de la soirée. Disponible, explosif, utile défensivement, très présent pour alimenter Ronaldo, il a donné de la largeur et de la percussion à une équipe portugaise qui avait trop souvent manqué de verticalité lors du premier match.
Avec lui, le côté gauche a respiré fort.
La VAR refroidit le seul vrai frisson ouzbek
À 2-0, l’Ouzbékistan a pourtant cru revenir dans le match. Après une perte de balle dangereuse de Cancelo devant sa surface, Fayzullaev a pressé fort, Ganiev a récupéré et envoyé un missile dans la lucarne de Diogo Costa. Le NRG Stadium a brièvement senti le match basculer dans un autre scénario.
Mais la VAR est intervenue.
Faute préalable sur Cancelo, but annulé. Le Portugal a soufflé. L’Ouzbékistan, lui, venait de perdre son seul vrai moment d’espoir. Dans un match aussi déséquilibré, ce genre de décision pèse lourd. À 2-1, la soirée aurait pu devenir nerveuse. À 2-0, elle est restée sous contrôle portugais.
Bruno Fernandes sert, Ronaldo punit
Juste avant la pause, le Portugal a définitivement assommé son adversaire. Bruno Fernandes, très mobile entre l’axe et le côté gauche, a lancé Ronaldo en profondeur. Le capitaine portugais n’a pas tremblé et a croisé sa frappe pour inscrire son doublé à la 39e minute.
3-0. Match quasiment plié.
Fernandes a été l’autre moteur offensif portugais. Toujours en mouvement, toujours disponible, capable de casser une ligne par une passe ou d’imaginer des combinaisons sur coups de pied arrêtés, le joueur de Manchester United a rappelé qu’il restait un créateur majeur de cette équipe.
Dans un soir où Bernardo Silva a commencé sur le banc, Bruno a pris le jeu à son compte. Et il l’a fait avec autorité.
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Le rythme retombe, le Portugal garde la main
Au retour des vestiaires, Roberto Martinez a commencé à gérer. Cancelo et Pedro Neto sont sortis, Nelson Semedo et Francisco Conceição sont entrés. Le rythme a baissé, logiquement, mais la domination portugaise est restée nette.
João Félix a tenté sa chance de loin. Ronaldo a continué à presser, à harceler, à chercher son triplé. L’Ouzbékistan a eu quelques situations, notamment par Fayzullaev, mais Diogo Costa a capté sans trembler.
Le Portugal ne jouait plus avec la même urgence, mais il gardait le ballon, contrôlait les espaces et évitait de laisser l’adversaire retrouver une vraie respiration.
Nematov vit une soirée cauchemar
À la 60e minute, le quatrième but portugais est arrivé sur une action malheureuse pour l’Ouzbékistan. Sur un corner joué à ras de terre, João Félix a prolongé, le ballon a rebondi sur Khusanov avant d’être dévié dans son propre but par Nematov.
But contre son camp. 4-0.
Le gardien ouzbek avait déjà été fautif sur le coup franc de Mendes et battu trois fois en première période. Cette action a fini de résumer sa soirée : lourde, pénible, presque impossible à sauver. Il s’est pourtant repris par séquences, notamment devant Ronaldo, mais le mal était déjà fait.
Face à une équipe comme le Portugal, la moindre hésitation devient un but potentiel.
Ronaldo voulait le triplé, Leão a fermé la soirée
Cristiano Ronaldo a tout fait pour aller chercher son coup du chapeau. Reprise contrée par Ashurmatov, demi-volée repoussée par Nematov, nouvelle occasion en fin de match : il a tourné autour du troisième but comme un prédateur frustré.
Il ne l’a pas eu. Mais il avait déjà rempli sa mission.
Entré en fin de rencontre, Rafael Leão a ajouté le cinquième but à la 87e minute. Un but important pour lui aussi, presque un petit shoot de confiance dans une compétition où chaque offensif veut exister. Pour le Portugal, voir Leão marquer en sortie de banc est une excellente nouvelle : cette équipe aura besoin de son explosivité si les matchs deviennent plus fermés.
Rafael Leão participe à la fête ! ⚽️
L’attaquant portugais inscrit le cinquième but des siens et alourdit encore un peu plus le scoreLe Portugal mène 5-0.
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L’Ouzbékistan a refusé d’abdiquer, sans avoir les armes
Le score est brutal, mais l’Ouzbékistan n’a pas totalement disparu. Ganiev a été actif, Fayzullaev a tenté de provoquer, Khusanov a remporté plusieurs duels malgré une soirée difficile, et Shomurodov a eu une demi-volée qui est passée au-dessus en fin de rencontre.
Mais l’écart était trop grand. Trop de courses à faire, trop peu de ballons exploitables, trop de pression portugaise, trop d’erreurs individuelles. Fabio Cannavaro avait mis en place un bloc à trois défenseurs pour résister, mais la Seleção a rapidement trouvé les côtés, puis les intervalles, puis les failles.
L’Ouzbékistan jouera son avenir contre la RD Congo. Ce sera un tout autre match, beaucoup plus à sa portée. Mais contre ce Portugal-là, la marche était trop haute.
Le Portugal se replace avant le choc contre la Colombie
Avec ce succès, la Seleção prend quatre points et se replace idéalement dans le groupe K. Après la frustration congolaise, il fallait gagner. Mais surtout, il fallait gagner avec une impression de maîtrise. C’est fait.
Ronaldo a répondu aux critiques. Mendes a brillé. Bruno Fernandes a organisé. Vitinha a eu plus d’espaces pour distribuer. João Neves a travaillé dans l’ombre. La défense n’a presque jamais tremblé.
Tout n’est pas parfait, bien sûr. Le Portugal a été sauvé par la VAR sur une grosse erreur de Cancelo, Ronaldo a encore manqué plusieurs occasions, et le rythme a parfois chuté en deuxième période. Mais dans une Coupe du Monde, un 5-0 reste un message.
Le prochain rendez-vous contre la Colombie décidera peut-être de la première place.
Et si Ronaldo affiche encore ce visage-là, personne ne regardera le Portugal comme une équipe vieillissante.
On parlera plutôt d’une équipe qui a encore faim.
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