C’était le 11e choix. Les Warriors ont appelé le nom de Yaxel Lendeborg. Et lui, il a pleuré.
Pas le genre de larmes qu’on retient vite avec un sourire gêné. Une vraie étreinte avec sa mère, Yissel Raposo, présente à ses côtés au Barclays Center. Une femme qui se bat contre un cancer depuis le début de l’année. Les caméras ont tout capté. C’était long. Et fort. Et tout le monde l’a regardé.
Un gamin perdu qui a failli rater tout ça
Yaxel Lendeborg a 24 ans. Au lycée, ses résultats étaient tellement mauvais qu’on lui avait retiré le basket. Pas suspendu. Retiré. Comme une punition totale.
Sa mère, ancienne joueuse professionnelle en République dominicaine, a refusé de le laisser dériver. Elle l’a poussé dans des camps, convaincu de quitter le New Jersey pour l’Arizona. Puis Alabama-Birmingham. Puis Michigan. Chaque étape, c’est elle. Cette saison, Lendeborg a remporté le titre NCAA avec les Wolverines. Et mercredi soir, Golden State l’a choisi en 11e position.
Au micro d’ESPN, il a soufflé : « Je ne mérite pas d’être ici aujourd’hui. » Puis il a regardé sa mère. « C’est elle qui a porté ce rêve. Elle a mis toute sa vie entre parenthèses pour la mienne. Je suis heureux qu’on puisse partager ce moment ensemble. »
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Le reste de la soirée pouvait attendre
La Draft 2026, c’est Dybantsa n°1, Peterson n°2, Boozer n°3. Beaucoup de picks, beaucoup de trades, beaucoup de noms nouveaux. Tout ça compte.
Mais ce moment dans le Barclays Center — Yaxel Lendeborg qui ne sait plus quoi dire, et sa mère qui le tient — ça restera. C’est le genre d’image que le sport produit parfois, sans prévenir.
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