NBA : Darryn Peterson régale encore, Cam Boozer lui répond, coup de projecteur sur la Summer League
Deux matchs et déjà quelques réveils réglés beaucoup trop tôt du côté de l’Utah. Darryn Peterson n’a pas attendu longtemps pour donner envie aux supporters du Jazz de regarder la Summer League. Après ses 28 points pour débuter, le numéro 2 de la dernière Draft a remis ça face aux Grizzlies : 25 points, 12 passes décisives et une victoire 109-100. En face, Cam Boozer a lui aussi montré pourquoi Memphis l’avait choisi juste derrière lui.
Il ne s’agissait évidemment que d’un match de juillet. Les défenses sont encore en chantier, les rotations changent sans arrêt et une partie des joueurs présents sur le parquet ne disputera peut-être jamais une minute en NBA. Mais quand deux des trois premiers choix d’une Draft se retrouvent face à face, difficile de ne pas regarder d’un peu plus près.
Peterson avait les commandes
Pour sa deuxième sortie avec le Jazz, Darryn Peterson a surtout corrigé le gros défaut de sa première. Face aux Hawks, ses 28 points avaient été accompagnés de huit pertes de balle. Cette fois, il n’en a commis que deux en 28 minutes.
Le reste a été plutôt plaisant à regarder. Peterson a attaqué le cercle, joué sur les changements de rythme et trouvé ses partenaires dès que Memphis envoyait une aide. Son adresse extérieure n’a pas été parfaite, avec 3 tirs primés réussis sur 9, mais il a terminé à 8 sur 15 au tir. Surtout, ses 12 passes racontent mieux son match que les quelques highlights qui circuleront toute la journée.
Utah lui a confié le ballon et le rookie n’a pas hésité à s’en servir. Un step-back ici, une passe dans le bon tempo sur l’action suivante, puis une accélération jusqu’au cercle. Peterson n’a pas cherché à marquer sur chaque possession. Pour un joueur de 19 ans qui dispute ses premiers matchs dans un environnement professionnel, c’est sans doute la partie la plus intéressante de son début d’été.
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Cam Boozer n’était pas venu pour regarder
Le numéro 3 de la Draft a répondu avec un registre différent. Cam Boozer a terminé avec 18 points, 7 rebonds et 4 passes, tout en rentrant 4 de ses 5 tentatives derrière la ligne à trois points.
Moins porté sur le spectacle que Peterson, l’ancien joueur de Duke a déjà montré plusieurs choses utiles à Memphis. Il peut poser le ballon au sol, sanctionner lorsqu’on lui laisse de l’espace et participer à la création sans avoir besoin de monopoliser la balle. Physiquement, il semble également déjà capable de tenir sa place.
Les Grizzlies ont aussi pu compter sur Cedric Coward, auteur de 23 points. Memphis est resté dans la rencontre pendant une bonne partie de la soirée avant de céder face à un Jazz plus propre dans les moments importants.
Deux rookies qui donnent déjà envie de voir la suite
Personne ne gagne le trophée de Rookie de l’année au mois de juillet. Les cartons de Summer League sont parfois suivis de grandes carrières, parfois de beaucoup moins. Peterson et Boozer auront besoin de plusieurs mois face aux rotations NBA avant que les premières conclusions sérieuses puissent être tirées.
Pour l’instant, ils font simplement ce qu’on attend de joueurs sélectionnés aussi haut : ils se montrent. Peterson vient d’enchaîner deux sorties très remarquées et semble déjà à l’aise avec le ballon entre les mains. Boozer, lui, donne l’impression de pouvoir apporter dans plusieurs domaines sans avoir besoin que tout le jeu tourne autour de lui.
La cuvée 2026 attend encore de voir certains de ses autres grands noms entrer en scène, notamment AJ Dybantsa et Caleb Wilson à Las Vegas. Darryn Peterson et Cam Boozer, eux, ont déjà lancé leur été. Si leur premier duel ne comptait que pour la Summer League, il ne serait pas surprenant de les voir se recroiser quelques fois dans les années à venir.
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