El-Hadary, le patriarche absolu
Un gardien de 45 ans sur une pelouse de Coupe du Monde. Essam El-Hadary l’a fait. Le 25 juin 2018, l’Égyptien entre face à l’Arabie saoudite à 45 ans et 161 jours. Et il repousse même un penalty dans la foulée. Personne n’a joué plus vieux dans l’histoire du tournoi.
Avant lui, le record appartenait à Faryd Mondragón. Le portier colombien avait grappillé quelques minutes contre le Japon en 2014, à 43 ans passés. Deux gardiens, deux continents, une même obsession : durer encore un peu.
Ce n’est pas un hasard si les vétérans du Mondial sont presque tous des gardiens. Le poste use moins les jambes. L’expérience y vaut de l’or. On peut y régner longtemps quand la lecture du jeu prend le relais de la vitesse.
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Roger Milla, le buteur sans âge
Roger Milla. Le nom suffit à réveiller des souvenirs. En 1994, à 42 ans et 39 jours, le Camerounais plante un but contre la Russie. Toujours, à ce jour, le plus vieux buteur de l’histoire de la Coupe du Monde.
Quatre ans plus tôt, en Italie, il avait déjà électrisé le tournoi avec ses célébrations au poteau de corner. Milla n’était pas censé être là. Il avait été rappelé à la dernière minute, presque par curiosité. Il en a fait une légende.
Zoff, champion à 40 ans
Il y a durer, et il y a gagner. Dino Zoff a soulevé le trophée à 40 ans en 1982. Capitaine, gardien, champion du monde. Aucun joueur n’a été sacré aussi tard dans sa carrière.
Le fil rouge de tous ces destins reste le même. Quand le corps commence à lâcher, la tête et le placement prennent le relais. C’est comme ça qu’on tient jusqu’à 45 ans sur la plus grande scène du football.
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