Piastri ne mâche pas ses mots
Oscar Piastri a formulé tout haut ce qu’une partie du paddock murmure. Interrogé sur les nouveaux moteurs 2026, l’Australien a parlé d’une façon assez minable de faire de la course. Le leader McLaren visait la gestion électronique de l’énergie, ces algorithmes qui décident quand et comment déployer la puissance.
Son constat part d’un cas concret. George Russell a multiplié les soucis de déploiement ces dernières semaines. À Spa, le pilote Mercedes s’est fait avaler dans la ligne droite du Kemmel malgré un beau passage à Raidillon. Piastri assure que d’autres vivent la même mésaventure.
Le propos touche un point sensible. Quand une grille de qualification dépend d’ordinateurs qui se comportent bien ou mal, la frontière entre erreur humaine et bug technique se brouille.
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Spa a ravivé le débat
Le Grand Prix de Belgique a laissé des traces. Kimi Antonelli l’a emporté en dépassant Charles Leclerc, pendant que Russell abandonnait après un accrochage avec Lewis Hamilton. Toto Wolff a évoqué une erreur d’équipe et juré que tous ses moteurs étaient concernés.
La sortie de Piastri dépasse le simple coup de gueule. Elle pose une question de fond sur le spectacle. Une partie des dépassements se décide aujourd’hui dans les lignes de code de récupération d’énergie, loin des yeux du public. Les pilotes le savent. Les fans commencent à le comprendre.
Un règlement sous pression
Ces unités de puissance signent la plus grosse rupture technique depuis l’arrivée des V6 turbo-hybrides en 2014. La part électrique a bondi jusqu’à peser près de la moitié de la puissance totale. Le pilotage se joue autant sur la pédale que sur la gestion de la batterie.
La Hongrie servira de prochain juge de paix, dernier rendez-vous avant la trêve. Russell y arrivera avec 50 points de retard sur Antonelli. Le compte à rebours a déjà commencé.
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