À Bordeaux, personne ne crie victoire pour le moment
Les supporters des Girondins ont pris l’habitude de se méfier des bonnes nouvelles. Depuis plusieurs mois, chaque annonce semblait en cacher une autre et chaque éclaircie était suivie d’une nouvelle inquiétude.
Vendredi, pourtant, un léger soulagement s’est fait sentir. Le fonds d’investissement Sparta Capital est parvenu à boucler la reprise du club. L’opération doit permettre aux Girondins de poursuivre leur combat devant les différentes instances et, surtout, d’écarter la menace d’une disparition immédiate.
Ces derniers temps, la question n’était plus de savoir à quelle place Bordeaux terminerait la saison, mais simplement de déterminer si le club allait pouvoir continuer à exister.
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Cinq années de désillusion
Lorsque Gérard Lopez est arrivé en Gironde, les discours se voulaient ambitieux. Cinq ans plus tard, le constat est brutal. Le club a quitté l’élite, les difficultés se sont accumulées et les supporters ont fini par parler davantage de comptes à équilibrer que de football.
Les chiffres racontent une partie de l’histoire. Les images en racontent une autre. Des tribunes partiellement vides, des visages fermés et une inquiétude grandissante ont progressivement remplacé l’enthousiasme qui entourait autrefois les Girondins.
Le départ de l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois referme donc un cycle particulièrement mouvementé. Son passage restera associé à une période que beaucoup préféreraient oublier.
La très bonne nouvelle, c’est la fin de Lopez aux Girondins avec l’abandon total de sa créance et cette clause de retour à bonne fortune.
ENFIN, ce minable disparaît du club.
La suite… ce n’est pas fini, on attend l’avis du CNOSF, puis, s’il est positif, celui de la DNCG. Si…
— Gaby Greg (@pressebasket) July 31, 2026
Le plus dur commence peut-être maintenant
Le rachat du club ne constitue pas une arrivée, mais un point de départ. Bordeaux attend désormais de connaître la décision du Comité national olympique et sportif français, une étape décisive pour son avenir.
Une réintégration offrirait un peu de stabilité à un club qui en manque depuis longtemps. Un refus replongerait immédiatement les Girondins dans l’incertitude.
Dans la ville, l’ambiance est étrange. Il y a du soulagement, évidemment, mais aussi beaucoup de prudence. Après tout ce qui s’est passé au cours des dernières années, personne n’a vraiment envie de s’emballer.
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