« Clear Line », l’outil qui recadre les arbitres
L’UEFA a lancé ce matin une plateforme baptisée « Clear Line ». Elle recense plus de 150 situations litigieuses pour harmoniser la lecture des lois du jeu et mieux cadrer les interventions du VAR. Roberto Rosetti, patron de l’arbitrage de l’instance, veut apporter de la clarté sur les décisions les plus complexes, avec un outil appelé à évoluer en continu selon L’Équipe.
Derrière l’aspect technique, il y a une philosophie. L’UEFA entend limiter l’assistance vidéo aux erreurs « claires et évidentes », soit l’esprit initial du protocole adopté à la fin des années 2010. « Le VAR n’arbitre pas le match. Il est juste là pour des situations claires et des erreurs évidentes », a insisté Rosetti, qui réclame des arbitres capables de garder leur personnalité sur le terrain.
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Un message envoyé à la FIFA
Le calendrier n’a rien d’anodin. L’initiative arrive alors que les relations entre l’UEFA et la FIFA sont particulièrement tendues. En affichant une doctrine plus sobre, l’instance européenne prend ses distances avec les interprétations vues récemment lors des compétitions mondiales, jugées plus interventionnistes.
La question n’est pas neuve. Depuis son arrivée, le VAR a fait basculer le curseur du terrain vers la salle vidéo, au risque de longues interruptions et de décisions millimétrées sur des images au ralenti. Rosetti plaide pour un retour à un seuil d’intervention plus élevé.
Vers deux écoles de l’arbitrage
En clair, deux visions coexistent désormais. Celle de l’UEFA, qui veut rendre la main aux hommes en noir, et une approche plus large du recours à la vidéo. Les compétitions européennes 2026-2027 serviront de premier test grandeur nature à cette « Clear Line ».
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