La France s’ajoute à la liste des réticents
La crise ouverte par le projet FIFA Forward Entreprise continue de produire ses effets. Abandonné par Gianni Infantino, ce montage financier avait provoqué fin juillet une fronde d’une ampleur rare : l’UEFA et plusieurs fédérations européennes avaient brandi la menace d’un boycott de la Coupe du Monde si le président suisso-italien maintenait son projet.
Jusqu’ici, la Fédération française de football était restée muette, tout comme l’Italie ou l’Espagne. Ce silence n’était pas une neutralité. Selon L’Équipe, Philippe Diallo ne votera pas en l’état pour Infantino.
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Diallo veut passer par son comité exécutif
Le patron de la 3F ne veut pas donner l’impression de décider seul. Il attend le prochain comité exécutif, fixé au 8 septembre, pour trancher la question avec les autres membres de la gouvernance du football français.
La position définitive de l’instance reste par ailleurs suspendue à une inconnue : personne ne sait encore qui se présentera face au dirigeant. Difficile de retirer une voix à un candidat tant qu’aucune alternative n’existe. Infantino, élu en 2016 après la chute de Sepp Blatter, n’a jamais affronté d’opposition sérieuse lors de ses réélections successives.
Dans l’immédiat, la France ne coupe pas les ponts avec l’instance mondiale. La participation des Bleuettes à la Coupe du Monde féminine U20, dont le coup d’envoi est prévu le 5 septembre, est maintenue.
Rabat 2027 en ligne de mire
L’élection à la présidence de la FIFA se tiendra à Rabat, au Maroc, en mars 2027, lors du Congrès de l’instance. Chaque fédération y dispose d’une voix, ce qui rend le poids arithmétique de la France identique à celui des plus petites associations affiliées.
C’est précisément là que réside la difficulté pour les contestataires européens. L’UEFA compte 55 membres sur les 211 que réunit la FIFA. Une fronde continentale, même unanime, ne suffit pas à renverser un scrutin. Elle pèse en revanche sur le terrain politique, celui des sponsors, des diffuseurs et de la crédibilité institutionnelle.
En annonçant qu’elle ne suivra pas Infantino en l’état, la FFF envoie un signal davantage qu’un bulletin. Reste à savoir combien de fédérations feront le même calcul d’ici mars 2027.
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