Madrid, aller-retour
Un an. C’est à peu près le temps que Matteo Ruggeri aura passé à l’Atlético de Madrid. L’arrière gauche italien de 24 ans a signé ce mercredi matin à Aston Villa, transfert définitif. Les Colchoneros devraient récupérer environ 20 millions d’euros dans l’opération.
Le communiqué anglais tient en deux lignes. Signature actée, vainqueur de la Ligue Europa avec l’Atalanta en 2024, bienvenue au club. Pas un mot sur la durée du contrat. Pas un mot non plus sur ce qui n’a pas fonctionné en Espagne.
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Le trophée qui reste sur la carte de visite
Cette Ligue Europa 2024, il faut s’y arrêter. L’Atalanta avait démoli le Bayer Leverkusen en finale, mettant fin à une saison sans défaite du club allemand. Ruggeri était de cette équipe. À 22 ans, il tenait déjà son couloir gauche dans un dispositif où les latéraux courent plus que tout le monde.
C’est ce joueur-là que l’Atlético était allé chercher. C’est ce joueur-là qu’Aston Villa récupère aujourd’hui, avec une saison madrilène en plus dans les jambes et un peu moins de certitudes autour de lui.
Une matinée à 55 millions à Birmingham
Villa n’a pas fait les choses à moitié. Dans la même heure, le club a aussi officialisé la venue du gardien japonais Zion Suzuki, arraché à Parme pour 30 millions d’euros plus 5 de bonus, alors que le Paris Saint-Germain était longtemps annoncé sur le dossier. Deux recrues, 55 millions d’euros, un mercredi matin d’août.
Le poste d’arrière gauche était identifié depuis un moment du côté de Birmingham. Ruggeri arrive avec le profil demandé, un latéral offensif habitué à monter haut et à répéter les courses. Reste la question que personne ne pose encore.
Pourquoi l’Atlético lâche-t-il si vite un joueur qu’il voulait tant ?
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