Un but à Turin, et le débat repart
Il est né en 2006. Il n’était pas censé être le sujet de la semaine à Milan. Il l’est devenu en quatre-vingt-dix minutes.
Titulaire pour la première journée de Serie A, Alphadjo Cissè a inscrit son premier but professionnel lors de la victoire 2-1 sur la pelouse du Torino. Dans une zone du terrain occupée pendant des années par Rafael Leão. La presse italienne a fait le rapprochement immédiatement.
Ce qui a marqué les observateurs, ce n’est pas seulement le but. C’est l’activité constante, l’implication dans le pressing, l’absence de ces longues périodes de disparition régulièrement reprochées au Portugais. Le constat qui circule en Italie est brutal : Milan n’a pas paru souffrir de son absence.
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Leão, un feuilleton qui s’éternise
Le Portugais a lui-même expliqué qu’il avait donné tout ce qu’il pouvait au club et qu’il souhaitait découvrir un nouveau championnat. Sous contrat jusqu’en 2028, il vise en priorité la Premier League. Jorge Mendes s’active pour trouver la sortie.
Sauf que les offres concrètes ne sont pas à la hauteur des attentes milanaises. Galatasaray et Fenerbahçe ont avancé sur le dossier sans faire céder les Rossoneri, qui continuent de réclamer une indemnité conséquente pour leur numéro 10. Et pendant que le dossier traîne, la hiérarchie bouge sur le terrain.
Amorim tempère, Cissè savoure
Rúben Amorim n’a évidemment pas transformé un premier match en verdict définitif. Après la victoire, l’entraîneur portugais a surtout parlé de son équipe : « À moi, le Milan m’a plu, par moments même beaucoup. Même en première période, malgré le peu de danger créé concrètement. C’est une équipe qui a déjà des idées claires alors que c’était la première journée, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi avancée dans le projet tactique. »
Le jeune Français, lui, n’a pas caché son émotion. « Probablement que même dans un rêve, je n’aurais pas imaginé débuter avec le Milan et marquer. Je suis content, mais maintenant nous pensons à vendredi », a-t-il confié, avant de raconter comment il avait gagné la confiance de son entraîneur : « Au début, j’étais à l’écart pendant un moment, je regardais toujours chaque entraînement pour connaître le coach. »
Milan tient peut-être une solution à zéro euro pour l’après-Leão. Une soirée à Turin ne suffit pas à l’affirmer. Elle suffit à poser la question.
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