Coup de tonnerre dans le sport polonais.
Coup de tonnerre dans le sport polonais : Radoslaw Piesiewicz, le patron du Comité olympique (PKOl), s’est fait embarquer par la justice ce jeudi. En cause ? Une sale affaire de corruption autour de Zondacrypto, une plateforme d’échange de cryptomonnaies aujourd’hui fermée.
La justice le soupçonne d’avoir pris des enveloppes sous la table pour dealer des contrats de partenariat entre le comité et la boîte. En échange, Zondacrypto ne récupérait pas seulement de la visibilité : elle s’offrait aussi le réseau et l’influence de l’instance olympique pour faire ses affaires.
Une arrestation sur fond de soupçons de corruption
Radoslaw Piesiewicz est soupçonné d’avoir tiré des avantages personnels de contrats conclus entre le Comité olympique polonais et Zondacrypto. L’enquête porte notamment sur les conditions du partenariat et sur d’éventuelles contreparties financières.
Selon plusieurs médias polonais, le dirigeant aurait notamment reçu une montre estimée à 40 000 euros de la part de Przemyslaw Kral, le patron de Zondacrypto. Radoslaw Piesiewicz conteste cette accusation et affirme avoir acheté lui-même la montre.
Le partenariat avec Zondacrypto au cœur de l’affaire
Dans le détail, ce partenariat prévoyait d’offrir des primes en cryptomonnaies aux athlètes polonais performants aux JO d’hiver de Milan-Cortina. Problème : les versements associés à l’accord se seraient avérés complètement irréguliers.
L’affaire a fini par faire exploser le sport polonais et surtout son département olympique. Depuis des mois, la majorité des fédérations nationales ont pris en grippe Radoslaw Piesiewicz et exigent son départ, principalement à cause de ses liaisons douteuses avec la plateforme.
Une enquête qui s’étend au milieu nationaliste polonais
Les investigations ne se limitent pas à Radoslaw Piesiewicz. Le parquet général polonais examine également le rôle présumé de plusieurs personnalités issues de la droite nationaliste, dont l’ancien ministre de la Justice Zbigniew Ziobro et son ancien adjoint Marcin Romanowski.
Les enquêteurs s’intéressent aussi aux relations entretenues par Zondacrypto avec différents acteurs conservateurs, notamment la chaîne de télévision Republika et les organisateurs de la conférence CPAC organisée en Pologne en mai 2025.
Cette arrestation tombe dans un climat politique déjà très lourd. L’affaire s’était en effet invitée dans la campagne présidentielle, remportée depuis par Karol Nawrocki, le candidat nationaliste appuyé par le PiS et soutenu par Donald Trump.
Le dossier dépasse donc largement les coulisses du Comité olympique. En éclatant au grand jour, l’affaire braque les projecteurs sur un cocktail explosif où se croisent le sport, le monde politique et le secteur bien opaque des cryptomonnaies.
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