L’USTA lâche 108 millions de dollars
L’US Open démarre ce dimanche à Flushing Meadows. La fédération américaine arrive avec un chèque historique. La dotation totale grimpe à 108 millions de dollars, contre 90 millions l’an dernier. La hausse atteint 20 % sur un an et 44 % depuis 2024, quand le tournoi distribuait 75 millions.
Les vainqueurs des tableaux de simple toucheront 5,5 millions de dollars chacun. Jamais un tournoi du Grand Chelem n’avait payé autant un champion. Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka, sacrés l’an dernier à New York, avaient empoché 5 millions.
Le bas du tableau profite aussi de l’enveloppe. Chaque joueur qui entre dans le tableau principal de 128 repart avec au moins 140 000 dollars, du jamais vu dans l’histoire du tennis. Un quart de finaliste gagne 780 000 dollars, un demi-finaliste 1,45 million. Les finalistes malheureux toucheront 2,8 millions.
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Le partage des revenus reste bloqué
Craig Tiley a pris ses fonctions de directeur général de l’USTA le mois dernier. Samedi, en conférence de presse, il a fermé la porte au modèle réclamé par les joueurs. La fédération refuse d’indexer les primes sur les recettes du tournoi.
« Nous n’utilisons pas ce chiffre comme mode de calcul de la rémunération, parce qu’il peut être assez arbitraire d’un événement à l’autre », a expliqué Tiley, cité par Front Office Sports. Le dirigeant préfère parler de part juste et d’accompagnement des joueurs sur toute l’année, pas seulement pendant la quinzaine.
Les tournois du Grand Chelem reversent aujourd’hui environ 15 % de leurs revenus aux joueurs. Le circuit vise 22 % d’ici 2030. Les têtes d’affiche défendent surtout les classés lointains, ceux qui peinent à financer une saison complète. Les revendications portent également sur les retraites et sur les conditions de vie pendant les deux semaines de Majeur.
Un conseil consultatif pour ouvrir le dialogue
L’USTA a créé un programme de soutien aux joueurs et un Grand Slam Player Advisory Council. Une dizaine de joueurs ont déjà fait savoir qu’ils voulaient y siéger, selon Tiley.
Jessica Pegula, troisième joueuse mondiale et membre du conseil des joueuses de la WTA, salue l’initiative mais attend des actes. Elle a redit vendredi à Front Office Sports que le partage des revenus restait à ses yeux la meilleure solution, et qu’elle comptait sur ce conseil pour relancer la discussion.
La comparaison avec les autres Majeurs éclaire l’effort américain. Wimbledon a distribué environ 87,5 millions de dollars cette saison, Roland-Garros 71,7 millions et l’Open d’Australie 79,3 millions. New York creuse l’écart.
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