Le maillot rouge frappe à l’Aitana
Enric Mas a gagné la neuvième étape de la Vuelta ce dimanche, au sommet de l’Alto de Aitana. L’Espagnol de Movistar portait déjà le maillot rouge au départ de Villajoyosa. Il le porte encore ce soir, avec une avance élargie sur ses poursuivants.
L’étape mesurait 187,4 kilomètres pour plus de 5 000 mètres de dénivelé positif et six ascensions répertoriées. Une échappée qui a fini par compter vingt-quatre coureurs a occupé la majeure partie de la journée, sous la chaleur de l’arrière-pays d’Alicante, avant d’être avalée dans la montée finale.
Mas a placé son accélération à trois kilomètres de la ligne. Oscar Onley a pris la roue. Felix Gall a lâché prise. Primoz Roglic a tenté de revenir sur les deux hommes et l’a payé peu après. Mas a réglé le Britannique à deux cents mètres du but, en prenant la corde.
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Une course rouverte depuis samedi
Le contexte donne toute sa valeur à la journée. Tadej Pogacar a abandonné samedi après une chute dans la huitième étape, remportée au sprint par le Français Bryan Coquard. Le favori annoncé du Tour d’Espagne est sorti du jeu à deux jours du premier repos, laissant une course sans patron désigné.
Avant cette neuvième étape, Mas comptait 1’11 » d’avance sur Gall, 1’33 » sur Roglic, 2’15 » sur Sepp Kuss et 2’16 » sur Onley. Richard Carapaz suivait à 2’22 ». Autant dire que la hiérarchie tenait sur un fil et que l’Aitana était le premier vrai juge de paix depuis le départ de Monaco.
Wout van Aert reste en vert au classement par points, Andreas Leknessund conserve le maillot à pois et Onley celui du meilleur jeune. Le Néerlandais et le Norvégien avaient pris de l’avance dans une première semaine hachée par les chutes et par l’annulation de la troisième étape.
Un sommet chargé d’histoire
L’Alto de Aitana accueillait sa cinquième arrivée de Vuelta, dix ans après son dernier passage et vingt-cinq ans après ses débuts sur l’épreuve. En 2016, à la veille de l’arrivée à Madrid, la base aérienne avait vu Nairo Quintana devancer Chris Froome dans un duel pour le classement général. Le décor s’y prête, la pente aussi.
Deux fois deuxième de la Vuelta au début de la décennie, Mas n’a jamais gagné un grand tour. Il tient là l’occasion la plus nette de sa carrière, sur ses routes, devant un public espagnol qui l’attend depuis longtemps. Le premier jour de repos tombe lundi. La deuxième semaine dira si l’avance construite ce dimanche résiste aux Asturies.
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