Une image qui tourne en boucle
Homme du match. Et pourtant.
Cheslin Kolbe a passé la journée de dimanche à se défendre d’un geste qui n’a duré qu’une seconde. Sorti du terrain samedi au Cap, l’ailier des Springboks s’est retrouvé au sol. Leroy Carter, son vis-à-vis néo-zélandais, l’a tiré par le maillot pour le dégager.
Kolbe s’est relevé. Il a envoyé ce qui ressemble fortement à un crochet du gauche dans la mâchoire de Carter. Bousculade. Les coéquipiers se sont interposés. Le Sud-Africain est reparti, agacé.
Les arbitres étaient à deux mètres. Rien n’a été sifflé. Et à l’heure où ces lignes sont écrites, aucune citation n’a été prononcée contre le joueur de 32 ans.
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Les supporters ne lâchent pas l’affaire
C’est là que ça s’est emballé. Sur les réseaux, une partie du public réclame une suspension de deux matches. L’argument tient en une phrase : il n’y a pas de place pour un poing fermé sur un terrain de rugby, même léger, même en réaction.
D’autres défendent l’ailier. Kolbe se faisait tirer alors qu’il était à terre, disent-ils, et il pèse une trentaine de kilos de moins que la plupart des joueurs autour de lui. Un troisième camp reproche surtout aux officiels de ne pas avoir vu ce que tout le monde a vu à la vidéo.
Le débat ne porte donc pas vraiment sur Kolbe. Il porte sur ce que le rugby tolère encore quand personne ne siffle.
Une série toujours ouverte
Le contexte n’aide pas à calmer les esprits. Samedi au Cap, l’Afrique du Sud s’est imposée 33-26 face aux All Blacks et a égalisé dans la série, à 1-1. Deux tests restent à jouer.
Kolbe, Pieter-Steph du Toit et Eben Etzebeth ont porté les Boks ce jour-là. Après une première manche perdue nettement, la réaction sud-africaine était attendue. Elle est venue.
Reste à savoir si la commission de discipline se saisira du dossier avant le prochain test. Pour l’instant, elle n’a rien dit.
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