Un communiqué pour défendre ses juges
La Cour internationale d’appel de la FIA est sortie de son silence dans la journée. L’instance a publié un communiqué après les accusations de partialité formulées par Flavio Briatore, patron d’Alpine, lors de la conférence de presse des directeurs d’écurie de vendredi à Monza.
Le texte défend la composition du panel qui a tranché l’affaire référencée ICA-2026-06-07-08-09. La FIA y rappelle que la désignation des juges suit les procédures judiciaires internes, inspirées des lignes directrices de l’IBA sur les conflits d’intérêts en arbitrage international.
Le communiqué précise que les juges sont élus par les assemblées générales de la FIA, certains sur proposition d’un groupe d’au moins cinq équipes de Formule 1. Chacun signe une déclaration d’indépendance spécifique à chaque dossier et transmet une déclaration annuelle d’intérêts au responsable de la conformité.
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Retour sur le dossier Monaco
L’affaire remonte au Grand Prix de Monaco. Un problème technique dans la voie des stands avait entraîné des pénalités en temps pour excès de vitesse contre plusieurs pilotes. Pierre Gasly, lui, n’avait pas purgé la sienne en course, ce qui a permis à Alpine d’obtenir un droit de révision et l’annulation du temps ajouté, donc la restitution de son podium.
McLaren et Red Bull ont contesté cette décision, jugée injuste envers les pilotes qui avaient purgé leur pénalité en piste. La Cour d’appel leur a donné raison en rétablissant la sanction. Gasly a été reculé à la septième place et Isack Hadjar a récupéré la troisième.
Alpine avait alors publié un communiqué indiquant son désaccord tout en respectant la décision. Briatore, lui, est allé beaucoup plus loin.
McLaren parle d’une insinuation « insultante »
Le dirigeant italien a mis en cause le juge Filippo Marchino, qu’il accuse d’entretenir des liens avec McLaren. Il s’appuie sur un événement organisé en 2018 auquel McLaren Special Operations avait fourni des voitures, et sur une photo du juge posant avec une McLaren.
L’argument souffre d’un problème de fond : McLaren Special Operations est la division automobile de route du constructeur et n’a pas de lien avec l’équipe de Formule 1. Présent à la même conférence de presse, Andrea Stella a qualifié l’insinuation d’insultante.
La FIA relève enfin un point factuel : les parties ont été invitées à contester la composition de la Cour au début comme à la fin de l’audience. Aucune ne l’a fait.
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