Un quart d’heure, et tout bascule
Il était entré à un quart d’heure de la fin. Une retouche de fin de match, rien de plus.
Une mauvaise réception a suffi. Antoine Mendy est resté au sol, la douleur au genou gauche, et il a fallu le sortir. Le staff médical niçois n’a pas caché son inquiétude sur le moment. Les examens passés ce dimanche ont confirmé le pire : rupture d’un ligament croisé.
C’était samedi, contre Le Mans, dans un match nul (1-1) que Nice n’avait déjà pas envie de garder en mémoire.
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Un gamin du club
Mendy n’est pas une recrue de passage. Il est né au Gym, sportivement parlant. Formation, toutes les catégories, puis l’équipe première. Le genre de trajectoire dont un club se sert pour raconter qui il est.
L’international sénégalais va maintenant disparaître des feuilles de match pendant de longs mois. Une rupture des croisés, ce n’est pas une absence, c’est une saison.
Le communiqué de l’OGC Nice insiste sur un point : il ne sera « jamais seul ». Coéquipiers, staff, salariés, supporters. Tout le monde est appelé à l’accompagner.
Le contexte n’aide pas. Les Aiglons sortent d’un nul frustrant à domicile et le début de saison est déjà tendu sur la Côte d’Azur. Perdre un défenseur formé au club, sur une action anodine, en entrant en jeu, c’est le genre de coup dur qui pèse deux fois.
Pour Mendy commence la partie la moins visible du métier. Le bloc opératoire, la salle de soins, les mois de rééducation. Et un maillot rouge et noir à retrouver au bout.
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