Un ex-Springbok pointe le manque de sang-froid
Robbie Fleck n’a pas pris de gants. Ce matin, l’ancien centre des Springboks a détaillé au micro du podcast Boks Unpacked ce qui a manqué aux All Blacks. Sa cible : Ruben Love.
L’ouvreur néo-zélandais de 25 ans a débuté les six premiers tests sous Dave Rennie, dont les trois rencontres disputées en Afrique du Sud. Il a perdu sa place pour la dernière affiche, à Baltimore, au profit de Richie Mo’unga, rappelé pour sa première sélection depuis la finale du Mondial 2023. Le sélectionneur a assuré que Love n’avait pas été écarté.
Fleck ne partage pas cette lecture. « Un joueur brillant mais jeune, et peut-être un peu naïf dans le leadership, dans le fait de ne pas prendre ces points et ces occasions », a-t-il expliqué. Puis le verdict : « Il a craqué sous la pression. »
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Sept points laissés en route
Le reproche central est comptable. Le pied de Love s’est dérobé lors du troisième test face aux Springboks, remporté 29-24 par les Sud-Africains. Fleck a fait le calcul à voix haute : « Si vous ajoutez ces sept points, à la fin de ce match ils gagnent probablement ce troisième test. »
L’ancien international a aussi rappelé le contexte de la rencontre. Une séquence de quinze minutes de domination totale sud-africaine. Et avant la sortie d’Ardie Savea, une équipe néo-zélandaise qui tenait son sujet. Les marges étaient minces.
Fleck a enfin visé le dernier test. « Il a commencé ce dernier test avec une mauvaise passe en touche », a-t-il noté, avant de résumer son sentiment sur la tournée : « Plus la série avançait, plus je trouvais que ses performances baissaient. »
Le débat dépasse le cas Love
Sur le même plateau, Kevin Foote a élargi le propos. Le patron des Junior Springboks estime que les All Blacks manquent de pragmatisme. Rennie a installé une philosophie tournée vers l’attaque totale. Foote voudrait plus de calcul.
« Je dirais qu’il faut prendre les points, parce qu’ils ont la capacité de marquer des essais », a-t-il argumenté. « Prenez les points, installez la pression, et quand les essais viendront ils les prendront. »
Foote avance une autre explication, plus structurelle. Selon lui, les Néo-Zélandais paient l’absence de confrontation régulière avec les franchises sud-africaines, parties du Super Rugby. Cette intensité ne se fabrique pas à l’entraînement.
Malgré la charge, Fleck croit au joueur. Il le voit devenir « l’un des meilleurs joueurs de la planète dans quelques années ».
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