Une retraite envisagée avant la prolongation
Max Verstappen a livré ce lundi au quotidien allemand Bild ce qu’il avait tu au moment de signer. Avant de prolonger avec Red Bull jusqu’en 2030, le Néerlandais a pesé une option que presque personne n’avait mise sur la table : arrêter.
« Il faut prendre chaque conversation avec une autre équipe au sérieux », a-t-il expliqué, confirmant au passage ses discussions avec McLaren. « Mais au bout du compte, j’étais plus proche de quitter la Formule 1 que de signer avec une autre écurie. »
« On arrête ou on n’arrête pas, c’est donc une décision à 50/50 », a-t-il ajouté. « J’ai sérieusement envisagé de tout arrêter. Mais au final, j’aime simplement la course. »
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Un quadruple champion sans victoire cette saison
Le contexte donne du poids à ces mots. Verstappen a 28 ans et quatre titres mondiaux consécutifs derrière lui, de 2021 à 2024. Il n’a plus gagné le moindre Grand Prix depuis le début de cet exercice.
Sixième au championnat après sa deuxième place dimanche au Grand Prix d’Espagne à Madrid, il accuse 147 points de retard sur le leader Kimi Antonelli. Entre 2021 et 2024, il n’avait jamais terminé une saison en dehors des deux premières places du classement pilotes. L’écart actuel constitue donc une situation inédite pour lui depuis six ans.
Le pilote balaie l’idée d’avoir cédé à une pression extérieure au moment de signer. « Si les deux parties veulent travailler ensemble sur le long terme, pourquoi attendre ? », interroge-t-il. « Les critiques ne me dérangent pas. Je me fiche de ce que les autres pensent de moi. La seule chose qui compte, c’est ce que ma famille, mon management, l’équipe et moi ressentons. »
Le rapport au palmarès, et la suite
Verstappen assure n’avoir plus rien à prouver. « Je suis quadruple champion du monde, et après mon premier titre, j’avais déjà accompli tout ce que je voulais », dit-il. « Je ne cours pas pour les livres d’histoire, mais pour moi-même, l’équipe et nos fans. C’est pour ça que la décision a finalement été prise vite. »
Interrogé sur le cas Fernando Alonso, toujours en piste à 45 ans chez Aston Martin, il refuse de se projeter aussi loin. « Je ne pense pas, mais c’est impossible à prédire. Je continuerai à courir tant que j’y prendrai du plaisir. » Le championnat reprend dans deux semaines à Bakou, pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan.
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