Un appel, puis plus rien
Hervé Renard a mis les choses au clair cet après-midi. Interrogé par Canal+ Sport Afrique, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire confirme que la Fédération sénégalaise l’a bien approché cet été, avant de disparaître des radars.
« Oui, j’ai reçu un appel. Maintenant, entre le laps de temps entre l’appel et l’attente, ça a été un peu long, je dirais », raconte le Français. Aucune proposition concrète n’a suivi. Aucune explication non plus. « Peut-être que les gens avaient une option plus importante pour eux. Donc, ils ont changé d’avis. Ils ne m’ont pas prévenu. »
L’option en question porte un nom : Patrick Vieira, désormais installé sur le banc des Lions de la Teranga. Dakar a tranché sans jamais rappeler son premier interlocuteur.
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Le terrain qu’il connaît le mieux
Renard n’a pas attendu que le téléphone sonne une deuxième fois. La Côte d’Ivoire l’a sollicité, il a dit oui. Le contexte l’aidait : c’est avec les Éléphants qu’il avait décroché la CAN 2015, sa deuxième Coupe d’Afrique après celle remportée avec la Zambie en 2012.
« J’ai continué ma route, j’ai répondu aux gens qui m’ont contacté et qui, qui plus est, étaient dans un endroit où j’avais envie d’aller : la Côte d’Ivoire », explique-t-il. Sa première liste depuis ce retour a été dévoilée cette semaine, avec plusieurs nouveaux visages.
Le rideau tombe vite
Le technicien n’a pas voulu en faire une affaire d’État. « On ferme le rideau, on passe à autre chose et on souhaite bonne chance à tout le monde », a-t-il conclu, coupant court.
L’anecdote éclaire pourtant la mécanique du marché des sélectionneurs africains à l’approche de la CAN. Les fédérations sondent large, discutent en parallèle avec plusieurs profils, puis tranchent tard. Celui qui n’est pas retenu l’apprend souvent par la presse. Renard, lui, avait déjà une porte de sortie ouverte.
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